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 LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]

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MessageSujet: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Sam 14 Fév - 21:54

Deux filles, une tuerie

ALIENS

Il fait vraiment chaud, ici. Je suis enfermée entre deux rangées ÉNORMES de livres. Y'a des comics partout, encore plus que sur mes étagères à la maison et y'en a beaucoup sur mes étagères! The Walking Dead, Fables, Deadpool, United States of Murder! Je sais pas lequel prendre. Bon, allez, restons avec les classiques. Je finis par prendre le dernier numéro de mon héros aux couleurs rouges. Je l'aime parce qu'il est pas gentil et il est pas méchant. Il est juste lui, pris entre deux mondes. Personne ne l'aime vraiment, mais moi si, alors il n'est pas seul.

J'ai envie de prendre la rangée au complet, mais Tati a dit de pas en prendre plus que trois et je ne veux pas qu'elle se fâche. C'est trop joli, ici. Tout est brun pâle et scintillant, je demanderai à la dame bibliothèque si je pourrais dormir ici un de ces jours. Je me réveillerais et y'aurait des comics partout! Oui, je lui demanderai, la prochaine fois.

Je marche jusqu'au comptoir pour louer mes bandes-dessinées. La dame ressemble à toutes les autres femmes bibliothèques. Elle est vieille avec plein de plis sur la figure et ses lunettes risquent de tomber au bout de son nez crochu, elle sent bon les vieux livres. Je décide de me présenter à la femme, Tati dit que c'est la politesse.

- Bonjour, madame! Moi je m'appelle Bo Fontainebleau, j'ai 19 ans et je veux louer ces comics là.

Je souris à la dame en lui offrant ma main, après l'avoir essuyée sur mon jeans. Elle reste quelques secondes à m'observer sans bouger. Les gens font toujours ça autour de moi, sauf Tati. Peut-être que ma bouche sent pas bon. Elle finit pas ouvrir la sienne sans prendre ma main. Ça aussi j'ai l'habitude, mais la politesse est vraiment importante je pense, même avec les gens qui l'ignorent.

- Hum, oui, bonjour. Ta carte d'abonnement s'il-te-plaît ?

Ma carte de quoi ? Je suis abonnée nulle part, moi.

- Non, désolé, je suis pas abonnée à quoi que ce soit. Est-ce que je peux avoir mes comics ?

La dame repousse mes précieux de mon côté du comptoir et m'explique que je ne peux pas partir avec si je ne suis pas abonnée avec l'université. Je comprends pas, mais tant pis. Comprendre c'est trop compliqué. Je prends mes comics en la remerciant et je vais m'asseoir dans une table vide pour lire avant de retourner à la maison, parce que j'ai pas d'abonnement! C'est stupide les abonnements, de toute façon.

Je sors mon paquet spéciale de Gummy Bears, édition surette et j'en gobe cinq, comme ça, d'un coup! J'ouvre le dernier numéro de Dead et je lirai jusqu'à la fermeture.



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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Dim 15 Fév - 9:40

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...

« Ça fait trois foutues semaines que je les attends, et t'es en train de me dire que vous avez rien reçu encore?! »

Je dévisage l'homme énorme et plus que balèze derrière son comptoir avec des yeux assez grand pour le voir en sa totalité. Il à tellement de paresse en lui, qu'il pourrait en dégonfler à l'infini. Il soupire. Un dégonflement de plus, mais il reste toujours aussi gras et fainéant.

« Vous l'avez reçu, votre commande. »

« Non. Non j'avais demandé les épreuves ministérielles du premier cycle A-1.3 et ça c'est celles du deuxième cycle. Ça fait trois foutues fois que je reviens ici et que ma commande est soi incorrect, soi en attente. J'imagine que je dois me réessayé quatre ou cinq semaines de plus pour que vous ayez le temps de retirer tous les doigts de votre cul pour taper la bonne commande sur votre petit clavier à dix cents?! »

Le lourdaud soupire - encore - et baisse ses yeux à sa copie. Parce qu'il doit être habitué et, soyons franc, ce n'est pas lui le problème de la situation. Autant lui que moi le savons. C'est une histoire de paperasse, et sans doute de livres insuffisants. J'ai besoin de ces livres pour lundi dans deux semaines. Et je sais qu'ils sont actuellement disponible dans une imprimerie quelconque de Montréal ou de Trois-Rivière... Cette idée d'être si prêt et si loin de mon but à la fois me donne envie de saisir le torchon que l'éléphanteau lit devant mois et de lui fourrer dans la narine jusqu'à ce que sa cervelle de marcassin lui sorte par les oreilles. Mais ce n'est qu'une image qui me fouille les veines. Je ferais jamais ça. À la limite, j'aurais allumer une cigarette pour me calmer, mais j'ai bien trop de respect pour les bibliothèques pour flamber l'impatience des camions de livraison. Il ne me regarde pas, mais il soupire - encore et encore:

« Pour refaire la commande c'e- »

« Au compoit bleu. Je sais depuis l'temps, merci. »

Et personne n'a coupé la parole d'autrui avec autant d'arrogance et de tact depuis le couteau de Brutus envers Jules César. Je ramasse les livres emballés et nets que je ne veux pas, accroche ma sacoche sur mon épaule et trimbale mon cul jusqu'au comptoir bleu. Comme je l'ai déjà fait deux mille fois, j'ai l'impression.

Là, il y a une jeune étudiante encore fraîche et pure, trop mignonne pour appartenir à mes connaissances. Avec ses taches de rousseurs, ses cheveux sain en cascade et son teint de perle inépuisable... Trop mignonne pour être du côté des perversions. Elle doit étudier les science pure et avoir un copain à West Mount. Elle s'en va du comptoir de couleur secondaire d'une moue déçue - tiens, elle aussi! - et j'écrase tout ce qu'elles ont bien put dire jusqu'à présent de mes trois briques ministérielles immondes et plus que pesante. Le bruit est si fort qu'il résonne jusqu'à l'arrière des bécosse du fond du couloir à droite.

« Allo, c'est encore moi. Cette fois, je peux faire la bonne commande ou bien je vais me retrouver avec l'encyclopédie de la pornographie des anthropologues des constellations de Saturne? »

Histoire de lui faire comprendre qu'ils se sont encore trompés dans ma commande. Histoire de leur couper la parole sèchement. Histoire d'être arrogante sur mon impatience, parce que je ne suis pas d'humeur à sortir de mes habitudes, cette journée là. La secrétaire que je connais bien pour mes quelques fâcheuses visites - elle me fait cet adorable regard de meurtrier que j'apprécie tant - grommelle en ma direction et dicte clairement:

« Vous n'être pas obligé d'utiliser ce ton. »

« Je sais. »

Je suis appuyé comme un pantin qui ne fout rien de sa vie sur le comptoir opposé à orange. Je mâchouille ma bubble gum comme la plus vulgaire des cheerleader de Barthélemy-Joliette. Elle se lève, comme si elle avait tout le fardeau des pêcheurs du le dos, et saisit mes livres en grognant haut et fort qu'elle allait rectifier le tout. En fait, elle sait simplement que je suis insupportable quand je suis victime d'indignation. Je lui fait un faut sourire, mais elle est déjà occupé à regarder la facture et le bond de commande.

Je sais qu'il s'agit d'une opération de plusieurs longues et interminables minutes. Je tourne mon menton vers la table la plus proche; la jeune femme mignonne est là. Je l'inspecte pour tuer le temps. Puis je m'attarde à ce qu'elle tient en main. Des comics. J'hausse les sourcils. D'accord, elle n'étudie peut-être pas les sciences pures et n'a peut-être pas un copain à West Mount. Peut-être plus à Verdun.  

Je traîne les pieds jusqu'à la dite table et m'y assoit lourdement, juste en face d'elle. Comme si j'avais pesé cent-vingt tonnes. Je dépose sans aucune grâce, gêne ou parcimonie mes pieds sur la chaise à sa droite. Elle mange des jujubes. C'est une raison de plus parmi n'importe laquelle que j'ai put inventer pour lui adresser la parole. Et je fous ma sacoche sur la table. Je pointe sa lecture du menton et lui souris en coin, d'un air plus intéressé que joyeux.

« Tu aimes la BD américaine? C'est cool. Je suis plus dans l'européenne; j'ai la collection complète des Astérix et Obélix chez moi... Mais j'aime les super-héros aussi. C'est qui lui? »

Et sans me soucier de la déranger deux secondes, je retrousse du bout des doigts la couverture qu'elle incline devant moi dans sa lecture. C'est pas un truc de super-héros. Je sais pas c'est quoi, en fait. Ça a une apparence de sang et de goût artistique contemporain.  

« Rien à voir avec Astérix et Obélix, okay... »


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Dernière édition par Claire Gretchen le Dim 15 Fév - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Dim 15 Fév - 15:03

Deux filles, une tuerie

ALIENS

BOOM, BANG, BANG. Deadpool bat tout le monde, encore une fois! Les soldats d'Ajax peuvent rien contre ses épées tranchantes, plus méchantes que le couteau à patates de Tati. Je sais qu'il est coupant, parce que je m'étais ouvert la main avec quand j'étais plus petite. Il y avait du sang partout sur le comptoir et j'avais beaucoup beaucoup pleuré. Tati a crié sur moi en m'apportant dans la voiture pour aller à l'hôpital. J'étais fâchée parce que Deadpool pleure pas, lui, quand il se fait couper. J'ai eu des points en métal pendant, genre, trois semaines et j'ai plus jamais touché au couteau.

Allo, c'est encore moi. Cette fois, je peux faire la bonne commande ou bien je vais me retrouver avec l'encyclopédie de la pornographie des anthropologues des constellations de Saturne?

Une voix de fille me fait lever la tête. On dirait que la madame bibliothèque a des problèmes avec quelqu'un d'autre. Les gens se disputent tout le temps, je sais pas comment ils font. Moi, je dis qu'on devrait tous arrêter de parler et juste lire des livres. C'est bien les livres, ils racontent toutes sortes d'histoires et ils sont toujours là après qu'on les ait terminés. J'ai jamais vu quelqu'un se battre avec un livre, alors, moi, je pense que c'est ça la solution. Tant pis, je retourne à Deadpool. J'attrape une autre poignée d'oursons et vlan, entre mes dents!

La madame de tantôt qui était fâchée avec la madame bibliothèque me fait sursauter lorsqu'elle s'assoit devant moi. Je lisais beaucoup trop fort pour l'entendre arriver. Elle a les cheveux foncés comme moi et la peau très blanche. Elle met ses pieds sur la chaise à côté de moi et son sac sur la table. Tati dit que c'est pas poli de mettre ses pieds sur des choses, mais elle dit aussi que je dois commencer à me ''mêler de mes affaires'', mes affaires ne sont pas mêlées, alors je sais trop de quoi elle parle.

Tu aimes la BD américaine? C'est cool. Je suis plus dans l'européenne; j'ai la collection complète des Astérix et Obélix chez moi... Mais j'aime les super-héros aussi. C'est qui lui?

Puis, elle tourne la première page de Dead et regarde.

Rien à voir avec Astérix et Obélix, okay...

C'est quoi Astérix et Obélix ? On dirait un vieux jeu de société. Je sais pas de quoi elle parle, mais je crois qu'elle connaît les bandes-dessinées, comme moi! C'est trop génial, j'ai jamais rencontré de fille qui aime les comics! Je lui empoigne la main pour qu'elle m'écoute bien tout en lui faisant un grand sourire avec toutes mes dents.

Tu connais pas Deadpool ? Tu veux je te l'explique, toute l'histoire ? Et, c'est qui Astérix et Obélix ? Est-ce que c'est un jeu ? Tu veux qu'on joue, après que je t'explique Dead ?

Tati m'a avertit de pas faire ça, que c'était bizarre de faire ça avec des gens que je connais pas. Mais tout va vraiment vite dans ma tête et j'ai de la difficulté à me contrôler, j'espère que la fille le dira pas à Matante.



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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Lun 16 Fév - 14:01

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...

Si c'est pas le néant qui lui fait un voile d'ignorance sur le visage, c'est sans doute que je l'ai tirée trop brusquement de sa bulle de lectrice à l'œuvre. Je ne m'en veux pas pour deux sous; n'importe quelle raison est indéniablement bonne pour interagir avec le reste de sa société, qu'elle soit branché à un écran ou une page. Connaître son semblable avant qu'il ne te connaisse est une devise que j'emploie rarement, mais qui peut me tenir à cœur quand j'attends que l'escargot de secrétaire mette de l'ordre dans ses papiers.

Et par dessus ce vide sur son visage qui témoigne qu'elle n'a rien saisit à mon intrusion d'agression level six, elle me parle de ce ton sortit des Teletubbies. Ses syllabes sont des extravagances douteuses sur ses taches de rousseur qui gesticulent à rien sous sa voix de prune. Mignonne, je l'avais déduit. Mais pas jusque là. Je la vois se changer en fillette de cinq ou six ans sans qu'aucun sort magique n'eut été prononcé. J'ai enseigné au moins trois ans à la maternelle, et ça fait au moins trois ans qu'on me sort des répliques sur ce ton. Elle me regarde, bat des paupières sur ses yeux magnifiques et matures. Ceux qu'on aurait put croire ayant vu les immondices, les perversités et les drames de ce monde... Maintenant, ils semblent n'avoir rien vu. Que de la pureté. De la pureté et rien d'autre. Sans copain dans le West Mount.

Je me raidis alors, et me redresse, piquée. Je me décroche de ma propre enveloppe corporelle pour jeter un coup à moi-même et mon nombril. J'ai l'air d'une débile? Elle se fout de ma gueule?! Je reviens en moi. C'est à mon tour de lui mettre un dard dans le coup sinon je vais lui mettre un poing sur la gueule. Peut-être m'a-t-elle trouvé si arrogante qu'elle veut me répondre de la même chose? Je n'ai pourtant pas été mauvaise avec elle. J'étais même sur la voie de m'en faire une sympathique amie d'occasion avec qui échanger quelques joints et des visionnements de Louis De Funes à la connerie décollé.

« Tu te fous de ma gueule là c'est quoi? »

J'affiche un air sans grand émotion. Simplement contrarié et rempli de dédain. Achalé, aussi, je dirais. Et ma posture est celle d'un ours endormi sur le point de rugir à tout moment. J'ai haussé le ton, aussi. Parce qu'aussi malpoli que je suis, j'ai pas de poignée dans le dos.

« J'te jure que si tu te fous de ma gueule, je t'enfonce ton comic si profondément dans l'cul que la personne qui va l'retirer se fera appeler le Roi Arthur. »

Et j'ai pas l,air de rigoler sur mon visage.

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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Lun 16 Fév - 21:29

Deux filles, une tuerie

ALIENS

La fille devient tout dure et son dos est plus droit que sa chaise. Est-ce qu'elle s'est fait mal ?

- Tu te fous de ma gueule là c'est quoi?

Quoi ? J'ai pas ris de sa bouche. Pourquoi elle est fâchée ? Et, pourquoi elle crie ? J'aime pas ça quand les gens crient sur moi. Sa voix est encore plus forte que celle de Tati quand je fais pas ma chambre.

J'te jure que si tu te fous de ma gueule, je t'enfonce ton comic si profondément dans l'cul que la personne qui va l'retirer se fera appeler le Roi Arthur.

Pourquoi elle dit ça ? J'ai pas envie de mettre mon comic...là. Le Roi Arthur a l'air méchant. Elle est méchante, la madame. J'ai plus envie de lui expliquer Deadpool. Je crois qu'elle veut me frapper et, moi, j'ai rien fais. Elle dit des mauvais mots et elle est impolie, je vais aller m'asseoir ailleurs, comme ça, elle criera sur la chaise. Elle m'a mit fâchée et, maintenant, je pleure un petit peu. Je ramasse mon sac de gummy et prends mes comics.

- T'es pas gentille, madame. Tu joueras à Astérix et Obélix toute seule.

Je replace ma chaise et je vais chercher une autre place en essuyant mes oeils. Je sais pas pourquoi les personnes sont toujours comme ça, aussitôt que j'ouvre ma bouche! Je suis fine avec tout le monde, moi. J'écoute quand ils parlent et je suis polie et je me présente en serrant la main. J'essaie vraiment fort de me faire des amis, mais ça marche jamais. Papa, il me disait de pas être fâchée avec les gens, parce que, je suis vraiment spéciale, et les gens comprennent pas les petites filles spéciales.

Alors, j'arrête de froncer les sourcils, parce que Papa a toujours raison, et parce que Tati dit que ça fait des rides.

C'est nul, elle avait l'air gentille, puis elle connaissait les comics. Peut-être que je devrais y retourner et m'excuser, même si je sais pas vraiment ce que j'ai fais de pas bien. Elle ressemble à Wonder Woman avec ses cheveux noirs, c'est un compliment ça, je pense. Peut-être qu'elle la connaît.

Je suis toute mélangée.



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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Mer 18 Fév - 19:38

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...

Le plus décevant de tout ça c'est que j'ai pas eut la chance de goûter à un seul de ses gummy bears. C'est la stupide élancée qui me frappe le crâne quand elle se lève en maudissant mes paroles comme la plus damnée des sorcières bleues. J'ai la bouche qui est ouverte, prête à accueillir un mouche ou deux, et je la suis du regard. Je la regarde marcher vers la table plus loin, comme pour rejeter encore plus sèchement que ses paroles l'ont déjà fait. Je suis immobile comme la statue de pierre à l'entrée de la cathédrale de l'avenue d'à côté. Je le sais pour l'avoir étudiée sans raison, ou avec la sensation que j'aurais à m'y comparer plus tard en me retrouvant bouchée par une déficiente de magnifiques taches de rousseurs.

Je la suis du regard; elle pleure. Et elle a cette manière de parler, et de gesticuler. Comme s'il lui manquait quelque chose; ou plutôt, comme si elle avait volé la pureté à tout le monde. Si j'ai perdu la mienne à l'adolescence, c'est parce que je lui ai docilement rendue. Moi aussi, j'aurais pleuré dans mon corps de petite obèse en fauteuil roulant, une dizaine d'année plus tôt. Sauf que, elle, contrairement à cette vision, elle est parfaite, encore et à jamais. J'avale difficilement. Me voilà coincée, criss.

Je suis toujours aussi raide. Mais je laisse mon regard patauger un peu partout sur la table, comme ça. Je réfléchis à la vitesse du son à ce que j'ai dit et au pourcentage de regrets qui s'affiche dans mon crâne. Merde! Avoir sut que c'était pas une p'tite conne qui me faisait manger de la merde pour passer du temps, je l'aurais pas envoyé chier! C'est tellement décevant et triste que je me donne la permission de me donner une deuxième chance. C'est à elle de voir si elle me veut bien, de toute façon. Et je ne veux pas la laisser de la sorte. Surtout pas seule. Les enfants seuls contre leur gré sont ceux qui souffrent le plus. Bien qu'elle ait l'âge, probablement, de consommer l'alcool et la pornographie à volonté, je me doute bien que ses pensées se tournent plus vers les comics et le dessert du jour de la cafétéria.

Je me lève en faisant grincer la chaise sur le sol comme si tout m'était permis. Et je prends la direction du creux de la bibliothèque. Ce qui a de bien avec les enfants - de physique ou de moral - c'est qu'ils ne sont pas adultes. On ne peut pas les détester et ce qu'ils donnent, c'est de l'amour et de la sagesse. Ils sont des trésors, littéralement, que n'importe qui souhaite ouvrir - moins littéralement. J'arrive aux G de la section des BD et Goscinny apparaît aux côtés de son Uderzo sur une centaine d'ouvrage, doublés ou triplés. Il n'y a aucun doute sur le fait que Astérix et Obélix ont fait le meilleur voyage chez les Helvètes. Je vole cette aventure de l'étagère et retourne à mon point de départ. Maintenant, je me fous bien de la secrétaire. De toute façon, je doute que mes vœux soient exaucés - ils ne l'ont jamais été entre ses doigts de vernis vulgaire et trop long.

La mignonne est encore seule, dans ce coin qu'elle a choisit. Je plisse les yeux et retrousse le haut droit de ma lèvre; j'ai peur de gaffer encore, après tout. Et je ne suis pas insensible comme je peux prétendre l'être. Pas avec les enfants. Surtout si c'est pour donner la chance à cette avaleuse de gummy bears de se faire une amie de son âge.

« Hey. »

J'attends qu'elle lève son visage en ma direction.

« S'cuse moi pour tantôt... Je voulais pas te faire de la peine. C'était un accident. »

Qu'elle comprenne tout ce que mon moyocarde glaciale veut dire.

« J'ai dit ça tantôt parce que... »

Je m'approche d'elle et viens m'incruster une fois de plus dans sa bulle, mais avec tout le respect du monde pour une fois. Je sais qu'elle est dix fois plus brillantes que moi du cœur, après tout.

« ...parce que Astérix et Obélix c'est super connu. C'est rare les gens qui connaissent pas ça. C'est vraiment bon! Tu connais peut-être les films? »

Je lui tends la BD où il y a les deux moustachus, aussi petit et blond qu'énorme et tressé, dans un coffre fort, parmi l'or et le fromage de délectation suissesse.

« C'est drôle. C'est l'histoire d'un irréductible village de gaulois qui survive toujours et encore à l'envahisseur roman Jules César grâce à une potion magique qui leur donne une force sur-humaine. C'est bourré de jeux de mots... Tu aimes les jeux de mots? »

C'est une intrusion pédagogique quelconque. Je ne devrais pas, et c'est plus fort que moi. Je sais bien qu'elle n'a peut-être pas comprit chacune de mes paroles. Et j'ignore encore tout de sa cervelle qui boite. Déjà, savoir si elle comprend les jeux de mots m'en dirait beaucoup.

Mais, au-delà de tout ça, je veux savoir si elle accepte de passer plus de temps avec moi. Parce que je le voudrais bien. Elle aussi, comme les autres jeunes, elle est un trésor.

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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Jeu 19 Fév - 21:49

Deux filles, une tuerie

ALIENS

Je me suis trouvée une place plus loin. Y'a un gars assis à côté de moi et il me regarde. Tout le monde me regarde dans la bibliothèque. Je crois que j'ai parlé trop fort tantôt, avec la madame. Tant pis, je suis habituée. Je ressors mes éditions et je retourne à la page que j'étais. Là, Deadpool est en train de défaire une grosse bombe avec un compte de rebours. Il reste seulement 16 secondes avant que le building explose au complet avec Deadpool dedans ! Mais il reste encore 3 autres soldats d'Ajax qui essaient de le tuer. Il faut qu'il arrêtent trois personnes et une bombe en, genre, 10 secondes! Je serais pas capable de faire ça, moi. C'est pour ça que Dead est un héros, il fait des choses que les gens normaux sont pas capables de faire.

Je sors mon sac de gummies et je gobe les derniers. Il reste juste les rouges, maintenant, beurk! J'irai au parc les donner aux écureuils, c'est pas vrai qu'ils mangent juste des peanuts.

- Hey.

Je lève ma tête et la madame avec les cheveux foncés est debout devant moi.

- S'cuse moi pour tantôt... Je voulais pas te faire de la peine. C'était un accident.

Le gars à côté de moi se lève et s'en va. Peut-être qu'elle a crier sur lui aussi. Bon, mes parents m'ont toujours dit de pardonner les autres personnes quand elles sont méchantes, parce que, elles en ont vraiment de besoin dans leur cœur. Elle s'approche encore plus de ma table.

- ...parce que Astérix et Obélix c'est super connu. C'est rare les gens qui connaissent pas ça. C'est vraiment bon! Tu connais peut-être les films?

J'essaie de pas la regarder dans les oeils, parce que je sais que les miens sont sûrement tout rouges et gros. J'aime pas pleurer, mais je sais pas comment l'empêcher, l'eau tombe toute seule. Elle parle encore d'Astérix et Obélix, elle doit vraimer aimer ça. Là, elle met un grand livre devant moi. Oh mon dieu! Astérix et Obélix c'est une BD! Comme Deadpool et Fables et Hellboy! Juste moins comics et plus gros. Je pensais que c'était un jeu, c'est peut-être pour ça qu'elle s'est fâchée. Ma face devient toute chaude et je ris un petit peu.

- C'est drôle. C'est l'histoire d'un irréductible village de gaulois qui survive toujours et encore à l'envahisseur roman Jules César grâce à une potion magique qui leur donne une force sur-humaine. C'est bourré de jeux de mots... Tu aimes les jeux de mots?

Y'a un petit blond et un gros monsieur roux avec des tresses, puis lui, il a un petit chien. Je vais demander à Tati si elle les connaît. Alors, c'est un BD fantastique, genre, qui est imaginaire et bizarre. Ça me dit quelque chose Jules César, mais pas la salade, autre chose. Il faut je lui demande. Je relève la tête pour la regarder et j'essuie encore mes oeils, au cas où.

- Jules César, c'est le monsieur avec les fleurs sur la tête ? Et...un jeu de mot..genre les mots-croisés dans le journal ?

Je regarde la madame et je veux vraiment savoir la réponse. Ça serait génial une BD avec des mots-croisés dedans, c'est comme jouer et lire en même temps. J'vais peut-être l'essayer cette BD, après Deadpool, par contre. Lui, c'est toujours mon numéro un. Je pourrais lui montrer ma collection de comics à la maison, j'suis sûre qu'elle aimerait ça. J'veux dire...c'est elle qui est revenue me parler et elle s'est même excusée. Ça doit dire qu'elle est plus fâchée. Je pense.

Est-ce que c'est comme ça qu'on fait des amis ?



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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Ven 20 Fév - 20:38

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...

Je vois la tristesse dans ses yeux et encore ébouriffée dans ses paupières. Le rouge des drogués est maintenant le laiteux des pleures pour une jeune innocente et pure. Je regrette tellement, tellement et je n'en laisse rien paraître. J'essaie d'avoir un visage aussi épanouit que celle que je veux que la petite imite. D'ailleurs, je tire une chaise pour m'asseoir à côté d'elle, pour rayer un peu les distances entre nous et accueillir une proximité chaleureuse. Je ne la touche pas. Jamais au grand jamais. Je sais que certains déficients en ont la phobie et l'angoisse. J'ai aussi conservé bien trop de professionnalisme au court de ma vie, à savoir ne pas me faire renvoyer, pour adopter ce comportement à pas faire chier celle que j'ai fait brailler. Ça serait le comble.

« Les fleurs... Ouais. Genre. Ça s'appelle une couronne de lauriers. Et le laurier c'est une genre de fleur. »

J'aimerais l'imaginer portant une couronne de fleurs. Mais je ne suis pas capable d'imaginer aussi beau un visage qui ne sourit pas autant qu'avant. Je pourrais lui en faire cadeau, un jour, au pire... Parce que je ne veux pas qu'on se dise adieu à la fin de cette journée. Il ne faut pas. J'en serais déchirée et complètement triste. Je me connais; je m'attache aux trésors trop facilement. Trop sensible. Trop fragile. Je lève un sourcil, comme si ce qu'elle disait était la chose la plus intéressante du monde. Et pour le moment, sporadique et infini à la fois, cette coquette est la chose la plus intéressante du monde, après tout.

« Tu connais les mots croisés? Non, ce qu'il y a dans les journaux, c'est pas des jeux de mots. C'est des mots croisés. C'est difficile à faire, et c'est pas toujours drôle. Des jeux de mots, ça, c'est drôle. »

Je m'appuie sur la table, devant elle, comme la plus familière des amies. En même temps, j'ouvre la BD avec la volupté des magies de la lecture que tout le monde connait d'une certaine manière. Je continue, tout bonnement.

« Un jeu de mots, c'est faire une blague avec un mot. En le déformant, ou lui donnant un autre sens... Comme par exemple, je m'appelle Claire. C'est clairement un bon nom pour faire des jeux de mots. »

Sous entendu. Regard en coin. Emphase sur la blague. Je suis douce, gentille, avenante et j'essaie d'être amusante. Mais au fond de moi, je prie et je supplie à m'en tordre le foi qu'elle ne me rejette pas. Parce que, bien qu'il soit de la plus belle merveille du monde de se lier d'amour à un enfant, il en est du désastre le plus grave et horrible qui soit de s'en faire rejeter. Et comme si je n'avais rien prévu, un auréole sur la tête, je lui demande:

« Et toi, c'est quoi ton prénom? »

J'ai écarté la reliure qu'elle nous expose pudiquement une scène de l'histoire parmi tant d'autres. Étant jeune, les dessins m'émerveillaient. Puis, je crains qu'ils ne soient ennuyants à côté des créations d'Amérique, de sang et de vulgarités. Les modes changent, les gens qui les vivent, non. C'est bin ça le problème.

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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Sam 21 Fév - 16:16

Deux filles, une tuerie

ALIENS

Des lauuuuriers. Une couronne de lauriers. Une couronne, comme les reines, mais avec des fleurs dessus. C'est vraiment beau, j'aimerais ça en avoir une. La madame est venue s'assir à côté de moi et elle me pose des questions. Elle me fait penser au monsieur que j'étais allée voir quand j'étais au secondaire. Il me posait plein de questions sur moi et il m'a donné un papier pour donner à Tati.

Tu connais les mots croisés? Non, ce qu'il y a dans les journaux, c'est pas des jeux de mots. C'est des mots croisés. C'est difficile à faire, et c'est pas toujours drôle. Des jeux de mots, ça, c'est drôle.

Ha, bon. C'est vrai que c'est pas drôle, les mots croisés. J'arrive jamais à en faire, faut toujours je demande à Tati ou aux autres personnes. Je préfère lire les cartoons à la fin du journal. Je pense pas que je sois stupide pour autant, j'suis juste meilleure dans d'autres choses, comme la peinture, ou recoller des trucs. La madame ouvre sa BD et wow. Y'a encore plus de couleurs que dans Deadpool. Les endroits de Dead sont souvent sombres, comme des usines ou des sous-sols ou des trucs d'armée. Là, y'a une grosse forêt avec plein d'arbres verts, plus verts que ceux à Montréal.

- Un jeu de mots, c'est faire une blague avec un mot. En le déformant, ou lui donnant un autre sens... Comme par exemple, je m'appelle Claire. C'est clairement un bon nom pour faire des jeux de mots.

Claire. Clairement. Comme à la claire fontaine. Je réfléchis très fort là et je sens mon front devenir tout plissé, comme le visage de la femme bibliothèque. Je crois que je comprends...

- Et toi, c'est quoi ton prénom?

Elle veut savoir mon nom. C'est bizarre, ça arrive jamais. Peut-être qu'elle aussi c'est une petite fille spéciale, alors elle est comme moi et elle comprends. Ça serait vraiment cool. Je lui donne ma main pour me présenter comme du monde.

- Salut! Moi, c'est Bo, B-O. Bo Fontainebleau. C'est comme une fontaine, et ''bleau'', ça se prononce comme un ''o'', genre Fontaineblo, mais avec un ''e-a-u''. Toi, c'est Claire comment ?

J'attends pas vraiment sa réponse comme je devrais et je lui pose d'autres questions. L'affaire c'est que, elle me regarde pas comme les autres me regardent. Elle me regarde comme mes parents me regardaient, comme Tati me regarde. Ses oeils essaient de comprendre, de me comprendre. C'est bizarre à dire parce que des oeils c'est pas des personnes, mais ils sont différents des autres gens au cégep. C'est..dur à expliquer, je suis pas bonne avec les mots.

- Moi, j'ai 19 ans, pis toi ? Et, ton jeu de mot là...c'est un jeu de mot parce que tu t'appelle Claire, et y'a le mot ''claire'' dans ''clairement'' ? Genre....je m'appelle Bo...c'est bocoup plus drôle! Comme ça ?

J'sais pas si j'ai réussie, mais je peux très bien apprendre. Les autres pensent que les filles comme moi peuvent pas apprendre, comme si on était des statues qui resteraient comme ça toute leur vie. J'suis pas une statue, moi, j'apprends beaucoup de choses. C'est juste que je choisis ce que je veux garder et ce que je trouve pas important de savoir, comme les maths. Je regarde dans ses oeils et ils sont bleus comme les miens, juste plus claires et plus doux que tantôt.

J'vais dire à Matante que j'ai appris à faire des jeux de mots avec une petite fille de la bibliothèque.






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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Sam 28 Fév - 14:31

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...



Elle tend une main et j'ai l'impression que ce moment ne pourrait qu'embellir, peu importe ce que le Destin voudrait de nous. Je la serre. Bo est un nom aussi simple que joli. Donc, il lui va à ravir. Fontainebleau est magistrale. La couronne de lauriers lui irait à ravir, j'en doute pas une seconde. Et je serre la main d'une reine à l'instant, je le sais. Trop de formalités pour autant de simplicités, c'est quelque chose que les enfants savent imaginer à ravir. J'aime déjà cette Bo. Me donnera-t-elle la chance d'aimer plus?

« Enchantée, Bo. Moi c'est Claire, comme la lune. »

Je lâche sa main. Je sais qu'elle risque de ne pas comprendre mon allusion. Mais la laisser réfléchir et se dire la lune est claire jusqu'à l'épeler est comme une surprise que l'on déniche dans le creux d'une enveloppe. Je sais qu'elle est capable de faire la grammaire de cette phrase si elle fait celle des jardins et de ses fontaines. Je continue alors; sans que mon visage soit bête, simplement souriant par-dessus la fatigue des temps.

« Et mon nom de famille c'est Gretchen. Comme rien d'autre en français. Ça vient de la Pologne. »

Ce n'est pas important qu'elle connaisse la Pologne ou non. Je ne la connais même pas, de toute façon. J'ai la tricherie de l'immigration dans le sang. Je regarde par-dessus mon épaule, alors, pour constater que la madame n'a pas encore terminé ma commande. Je crois qu'elle a abandonné ou qu'elle a décidé de s'en foutre parce qu'elle discute avec un des professeurs de l'UQAM. C'est sûre que c'est un professeur, de théâtre ou d'art quelconque; avec sa barbichette et ses coutures aux coudes de son veston... Ce qu'il est facile de juger les gens par leur apparence, quel passe-temps futile et agréable. Un autre, pas loin assis à une table, me donne le Diable avec son regard. Il voudrait bien qu'on se la ferme, je suis certain. Il va être déçu. Je retourne mon attention vers celle que je croyais être plus que parfaite et qu'il l'est tout autant, puis pose mon œil sur la BD qu'elle a ouverte. Je pointe:

« Ça, c'est Astérix. Regarde, il est capable de faire tomber cinq romains en un seul coup de poing. C'est parce qu'il a but de la potion magique qui le rend invisible. Lui, c'est Obélix. Il est fort aussi, mais il n'a pas besoin d'en boire parce qu'il est tombé dedans quand il était petit. Et tu sais quoi? »

Je lui laisse le temps de répondre. Mais pas quelque chose dans le corridor. C'est un claquement. Ou je sais pas trop. Ça résonne et ça pétrifie tout le monde qui se tourne, moi comprit, vers l'entrée de la bibliothèque. Il y a un autre claquement et un cri horrible d'une fille. Puis, le plus mauvais des pressentiments s'abat sur la bibliothèque. C'est une émotion commune qui n'a pas de geste ni de parole. Elle oppresse tout le monde, c'est tout. Et pendant un moment, j'oublie comment respirer. J'ai pas prit de champignon avant de mettre les pieds ici. Non? Non. Je suis pas en train d'halluciner. De toute façon, si je l'étais, je me demanderais pas si j'ai consommé. C'est quoi le foutoir qui se passe?

« C'est quoi le foutoir qui se passe? »

Je murmure en répétition à moi-même. C'est l'anxiété qui me met les mots à la bouche sinon il n'y en aurait pas. Des cris, des pas de course. Et un bibliothèque aux aguets. Et alors, les claquements se font plus proches, plus secs. Un échos de rage:

« Gros pédé de merde! »

Puis on comprend tous d'un coup qu'il ne s'agit pas de claquement. Mais des coups de feu. Et ils s'approchent drastiquement de nous. D'une coup. Comme ça. Le son crescendo le plus rapide que je n'ai jamais entendu. Et il y a un garçon qui entre dans l'antre des livres; il est très mince et porte un imperméable ouvert sur des vêtements tellement banales. Et aussi, il a un fusil dans les bras.

Tout le monde cri et grouille dans tous les sens. Moi, mon premier réflexe est de prendre Bo dans mes bras pour cacher son visage contre mon sternum parce que je ne veux pas qu'elle voit la secrétaire avec une balle dans le torse et beaucoup de sang au chandail. Je fixe un moment, au travers de mes larmes, cette scène qui se peut pas. Ça se peut pas, voyons. Bin non. Les morts, c'est à la télé. Ça se peut pas. Non. Et là, le chaos me submerge.

Il y a encore des coups de feu et tout le monde cours se cacher et cri. Je me lève d'un bond, tellement que la table est jeté sur le sol avec Deadpool et Astérix. Et moi je garde Bo contre moi.

« Viens! Cours! »

Je lui cri comme si les mots pouvaient déchirer ma gorge. Il y a d'autres coups de feu, et moi je cri de panique, parce que je sais que n'importe quand y'en a un d'eux qui peut me rentrer dans le corps. Je m'engouffre parmi les encyclopédie avec Bo, c'est la rangée la plus proche de nous. Et il a une odeur de pisse et de sang. Je suis tellement crispé que j'ai de la misère à me pencher, une fois qu'on est à l'abris du regard du tireur, pour assoir Bo contre une étagère et lui demander en prenant son visage:

« Ça va? T'es touché? Ça va? Ça va? »

Mes nerfs claquent tellement que je sais plus trop à quoi je pense et qu'est-ce que je vis. C'est flou en esti. Et je pense juste à foutre le camp avec Bo en vie. La mort c'est poétique mais c'est crissement épeurant quand t'es dedans. Tabarnak si le con avec le fusil s'approche, je fous quoi?! Je suis morte. Je sais pas. Je pense à mon adrénaline et que je sais pas quoi foutre avec et je me trouve conne. Pourquoi je pense à ça?! Après je pense à appeler la police. Ils doivent déjà être dans le bâtiment?! Je sais pas. Je sais pas. Je sais pas vraiment. Les gens crient et courent. Puis y'a le gars qui gueule encore quelque chose que je comprends pas.

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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Lun 2 Mar - 18:03

Deux filles, une tuerie

ALIENS

Claire serre ma main et, oh mon dieu, je suis tellement contente. C'est bizarre, mon ventre est tout excitée. Sa main est chaude, mais pas mouillée comme la mienne. Moi, elle devient toute froide et collante comme des gummy quand j'suis avec quelqu'un que je connais pas. Claire, Claire comme la lune elle dit. Ça doit être un autre jeu de mot, ça, mais je vois pas pourquoi c'est drôle. Je fais quand même un gros sourire avec toutes mes dents, pis je ris, juste parce que je suis contente.

- Et mon nom de famille c'est Gretchen. Comme rien d'autre en français. Ça vient de la Pologne.

Wow. Gret-chen. J'ai de la misère à prononcer ça! De la Pologne, comme elle dit. C'est pas au Canada ça, hein. Ça doit être plus loin à côté, admettons sur l'autre bord du monde. J'aimerais ça aller en Pologne, y'a peut-être d'autre personnes Polonoises, comme Claire. J'aurais plein d'amis Polonois. Ou Polonais qu'on dit ? Comme des Montréalais ? Claire pointe la BD d'Astérix que j'ai ouverte.

- Ça, c'est Astérix. Regarde, il est capable de faire tomber cinq romains en un seul coup de poing. C'est parce qu'il a but de la potion magique qui le rend invisible. Lui, c'est Obélix. Il est fort aussi, mais il n'a pas besoin d'en boire parce qu'il est tombé dedans quand il était petit. Et tu sais quoi?

J'attends vraiment sa réponse, je veux savoir.

- Quoi ?

Mais, Claire me regarde plus. J'entends des bruits qui viennent de l'entrée. Je sais pas c'est quoi. Ça résonne vraiment fort et j'aime pas ça. C'est comme...dans les films. Un espèce de petit boom. Y'a une voix de madame qui crie. Trop fort. Je pense qu'elle a eu peur...ou elle a mal. Claire dit quelque chose, mais j'entends rien. Y'a un bruit qui siffle dans mes oreilles. Les booms deviennent de plus en plus forts et je vois les autres gens se lever autour de nous, ils regardent les portes. Pis là, un garçon rentre. Il a les cheveux courts et bruns, comme les miens. La peau blanche et... un fusil de Deadpool dans ses mains. Un autre bang qui résonne dans mes oreilles, mais j'ai pas le temps de voir ce qui se passe. Claire me tire par les épaules et me fait comme un câlin, mais elle me tient vraiment fort et je suis pas capable de me retourner pour voir ce qui se passe.

Y'a des cris, tellement de cris. Je peux sentir le plancher trembler. C'est comme une espèce de tornade de bruits partout autour de moi.

Claire me tire encore plus fort que tantôt et elle me traîne presque. J'ai de la misère à bouger mes jambes, on dirait que je suis prise dans du jello. J'ai aucune idée de ce qui se passe, mais je sais que c'est vraiment, vraiment mal. Et, j'ai vraiment, vraiment peur. Je veux m'en aller d'ici. Claire Gretchen me dit de courir, mais je peux pas. Je me sens comme pognée dans mon corps.

Je peux enfin voir où je suis, dans la rangée des dictionnaires. Très grande, très large rangée. Mais, je sais qu'on est pas en sécurité. Je veux appeler Tati, elle va me protéger. Je veux retourner à la maison, avec ma pieuvre en peluche et mes BDs. Claire Gretchen prend ma visage et me force à la regarder dans ses yeux bleus.

- Ça va? T'es touché? Ça va? Ça va?

Mes mains tremblent tellement et j'ai mal à coeur. Ça sent mauvais et le bruit est toujours plus fort. Est-ce que je le saurais si j'avais été touché ? Des fois, dans les films, le gars se rend pas compte qu'il a été tiré tout suite, mais il s'en rend compte plus tard et, là, il meurt.

Est-ce que je vais mourir ?

Y'a quelque chose de lourd sur ma poitrine, j'ai de la misère à respirer. J'essaie de reprendre mon souffle, mais tout va trop vite. Je laisse tomber mon sac à terre, il est trop lourd.

- Je, je sais pas, Claire. J'ai peur, mais j'ai pas mal. Il faut, il faut que..

Je sais pas quoi faire, le gars veut nous tirer dessus, comme Ajax. Mais, on a rien fait, nous. J'essaie de pas pleurer, mais c'est dur de me retenir.

- Claire, le gars va nous tirer, faut qu'on se sauve. Je veux pas mourir, s'il-te-plaît, faut qu'on sorte tout suite.

Je ramasse mon sac et j'essuie mon visage plein d'eau. Je fais comme dans un jeu vidéo que j'ai déjà joué et je reste collée sur la rangée. Je laisse Claire derrière et regarde du coin de l'oeil où le gars est rendu. Je le vois qui marche, et il marche avec son fusil pointé devant lui. On dirait qu'il cherche quelque chose. Y'a plus un bruit dans la bibliothèque, pu de cris, pu rien. Il fait les quatre rangées à droite, il regarde entre chacune d'elles. Pis..il se retourne. Et, vient vers celle où on est cachée. J'ai tellement peur, j'ai envie de vomir.

Je recule vraiment doucement pour pas qui nous entend et je chuchote à Claire.

- Claire! Claire! Il s'en vient, faut qu'on bouge, il va nous trouver, vite!

Je prends sa main et la serre fort, je crois que mes ongles ont rentrés dedans, pis je nous tire en arrière pour qu'on change de rangée. Ma gorge brûle, comme quand je cours beaucoup. Je crois pas que mon coeur ait jamais battu aussi vite que maintenant.

La seule fois où quelqu'un est gentil avec moi et...ça arrive.






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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Jeu 5 Mar - 0:30

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...



Je vois dans ses yeux un esti de néant qui reflète, en fait, lui qui est dans mes propres yeux. On est dans une situation qui ne nous donne rien de connu, rien de facile... C'est différent à d'habitude, oui. Et là, on va se faire tirer qu'elle dit. On va mourir. Non. Je veux pas voir Bo mourir. Elle n'a pas mal. Elle n'a pas mal. Je me le répète trois mille fois. Je regarde mon ventre. Pendant un moment, j'ai l'impression que je vais m'évanouir en le voyant perdre des tripes. Mais non, j'ai rien.

Bien qu'elle soit déficiente, Bo comprend assez vite: faut décâlisser. Oui, et assez vite. Je lâche sa face, mais je prends ses mains avec force. Tellement fort que je les sens plus, mais de toute façon je n'y pense pas vraiment. Je regarde par dessus mon épaule droite et je vois aucun mouvement. Par dessus la gauche, y'a une fille accoté à une bibliothèque qui braille comme un veau en se tenant la jambe qui pisse le sang. J'arrête de la regarder. C'est l'horreur, l'horreur, l'horreur...

Puis pendant que je regardais ça, y'a Bo qui m'a lâché et qui allé prendre son sac pour s'en aller. Je cri en chuchotant:

« Bo! Bo reviens! Bo! »

C'est autant de la panique que de la furie. J'ai l'impression de voir un enfant énervant et désobéissant à qui j'ai demandé de bien rester calmement sur le trottoir se foutre au beau milieu de la route. La comparaison me donne la chiasse. Je sais que c'est pas seulement un char qui pourrait la frapper, là. Je sais pas trop si elle m'a entendu, ça devrait pas. On entend trop la fille qui finit de pleurer plus loin. Mais en tout cas, elle revient. Et elle me prend les main avec force.

Pis là, elle m'annonce il est où, le maniaque. Mon sang se retourne dans mes veines, comme s'il foutait le camp pour Tombouctou quelques secondes et revenait. C'est que j'ai blêmi atrocement pendant quelques secondes. Je pense que je vais dégueuler. Mais ma gorge tremble tellement que pas même l'air arrive à passer. Je pense prendre la course comme une folle en tirant Bo, mais je m'arrête après m'être levée précipitamment en entraînant la p'tite dans mon geste. Je lui prends fermement le visage pour la regarder droit dans les yeux, pour être sûre qu'elle entende et comprenne toute.

« Là, tu m'écoutes, okay? Peu importe qu'est-ce que je dis, tu m'écoutes. Si je te dis de courir, tu cours. Si je te dis de pas faire de bruit, tu fais pas de bruit. Okay? Okay? Je vais rester avec toi. Okay? »

J'ai tellement l'impression que ça a rien de rassurant, mais c'est ce que j'avais à dire absolument. Il saisit son poignet et met un doigt sur ma bouche pour lui dire de pas faire de bruit. J'ai des larmes. Je chiale comme une petite fille, et mon visage est toute tordu par les pleures que je retiens de toutes mes forces. Je pointe vers un classeur et je la tire au trot pour qu'on aille se foutre derrière. On accroche une plante en plastique au passage, et elle bouge. Je plaque sans bruit Bo derrière le classeur et je prie intense que le fou il voit pas les feuilles bouger.

Puis là, j'appuie vraiment fermement Bo contre le mur, qu'elle bouge pas d'un criss de poil. Je lui dis d'un geste des doigts de me regarder dans les yeux. Et je la fixe. Je la fixe comme si son regard pure et éternel serait la dernière chose que j'allais voir de ma chienne de vie. J'entends des pas qui approche et je plaque ma main sur sa bouche. Je veux même pas entendre un brin de sa respiration. La mienne non plus. Je me bouche la gueule aussi, d'un coup.

Les pas sont rapides, maladroits, nerveux. Il y a un cliquetis de métal qui les accompagne. Je devine vraiment que c'est le fou avec le gun. Il cri quelque chose qui veut rien dire. Ça lui déchire la gueule et ça me fait sursauter. Je commence à gémir dans le fond de mes oreilles, mais je me retiens de toutes mes forces et j'appuie encore plus ma main contre la bouche de Bo, puis son corps contre le mur. Qu'il nous voit pas, esti. Qu'il nous voit pas. J'ai l'impression que je suis en train de me pisser dessus. Mais je sais plus. Je m'en fous. Je regarde Bo. Je ferme les yeux avec force. Je regarde Bo. Je ferme les yeux. J'arrête pas. J'ai l'impression à chaque seconde que je vais avoir une balle derrière la tête... Tabarnak... Tabarnak... C'est à ça je vais penser en dernier, tabarnak? Ça vaut la peine de faire des études si on finit ses jours en se disant juste « tabarnak » avec de la pisse imaginaire sur les genoux.

Les pas s'enfuient. Je décolle doucement ma main tremblante de la bouche de Bo pour la laisser respirer. Puis je la fixe sans un criss de mot pendant, genre, deux ans. Il est parti? J'ose pas regarder. Il est parti? Je murmure, en faisant très très attention:

« Tu bouges pas. »

Et je la lâche et je me retourne pour aller voir. Je m'en vais derrière le classeur, sans même regarder si Bo m'écoute; je prends pour acquis que oui. Puis il y a un coup de fusil. Je sursaute tellement que je m'écroule sur le sol. Puis là, après, je marche à quatre pattes jusqu'à me coller à l'arrière d'un bureau. Je regarde: le gars il est en train de gueuler à un couple au fin fond de la bilbio, et il tire en disant je sais pas quoi... C'est notre chance, peut-être... Notre chance de décâlisser.... La porte de sortie est à environ cinq mètres de nous. C'est faisable... Peut-être?

Je suis indécise entre « ouais faut courir vite et c'est faisible » et « on va se faire tuer faut attendre les flics ».

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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Lun 16 Mar - 23:09

Deux filles, une tuerie

ALIENS

On s'arrête dans notre élan pis Claire me prend le visage tellement fort et me force à la regarder dans les yeux, je peux pas bouger pan toute. Elle a l'air tellement sérieuse, tellement fâchée, énervée et triste en même temps. Y'a plein d'eau dans ses yeux.

- Là, tu m'écoutes, okay? Peu importe qu'est-ce que je dis, tu m'écoutes. Si je te dis de courir, tu cours. Si je te dis de pas faire de bruit, tu fais pas de bruit. Okay? Okay? Je vais rester avec toi. Okay?

Oui, oui, oui, okay! Oui, laisse moi pas toute seule, je veux pas être toute seule. Mais j'ai pas le temps d'lui répondre, elle nous tire derrière un gros armoire à documents...mais on a accroché quelque chose en passant. Un pot de fleurs en plastique, des feuilles vertes qui bougent. Un petit bruit. Oh, non.

Elle me pousse tellement fort sur l'armoire, comme au football. Sa main est sur ma bouche et elle pèse, et elle pèse dessus. J'ai tellement peur, je suis pas capable de regarder autour. Je respire tellement vite par mon nez, on dirait que y'a pas d'air qui rentre. Y'a l'envie de vomir qui revient et j'ai peur de pas pouvoir me retenir.

Des pas qui se rapprochent. De plus en plus.

Je veux crier, j'ai envie de crier. Il faut que je crie, sinon je vais vomir.

Claire me tient tellement fort que ça en fait mal, mais je sais que si je bouge, on est fini. Commes dins films. Comme dans Deadpool. J'regarde dans ses yeux bleus, pis j'essaie de me chanter une chanson, une chanson qui me rend contente, qui va m'amener ailleurs que la bibliothèque. Je ferme mes yeux et j'attends...je sais pas, j'attends, c'est tout.

« Et, là-haut sur le pont d'acier,
les yeux noyés de pleurs,
la fille pousse un cri pareil au cri d'un remorqueur »

Puis, là. Les pas s'en aillent. Tranquillement. Plus loin, loin de nous.

- Tu bouges pas.

Claire me lâche la bouche et se décolle, vraiment doucement. Là je prends une grosse respiration par la bouche, toute sèche, toute brûlante. J'ai tellement mal au cœur, comme si j'avais trop mangé de bonbons. Claire Gretchen s'éloigne de moi et j'ai envie de lui crier de revenir, elle peut pas me laisser toute seule, mais je reste là à regarder le mur. Mon sac pèse sur mes épaules, ça va laisser des grosses marques rouges...

BANG.

Je sursaute tellement fort et je me fais quasiment pipi dessus, comme quand j'étais plus petite. Je serre mes jambes et j'entends le gars crier des choses, mais je comprends rien. Pourquoi il crie ? Pourquoi il tire de même ? POURQUOI IL FAIT PAS JUSTE S'EN ALLER?! Oh mon dieu...est-ce qu'il a tiré sur Claire ? Je renifle, une, deux fois. Pis, lentement, je marche où elle est allée. Le gars est au fond de la bibliothèque, il crie encore, plus fort que tantôt, plus en colère. Je regarde partout, vraiment vite...je vois une jambe proche d'un bureau. J'essaie de parler le moins fort possible.

Claire...Claire! T'es-tu correct ? Claire, envoie'!

Je regarde encore toute la pièce, juste le gars qui bouge et qui crie sur d'autre monde. Faut qu'on sorte d'ici, pis faut qu'on appelle la police pour le mettre en prison avec les autres méchants.

Je me baisse sur mes genoux pis j'appelle Claire encore, faut je lui montre mes autres comics à la maison, faut qu'on reste en vie.






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MessageSujet: Re: LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]   Ven 3 Avr - 16:51

Deux filles, une tuerie

On avait vu la chose à la télé...



Je me retourne rapidement et là je vois qu'elle a pas suivit mes ordres à la lettre. Et je vacille comme si j'appréhendais le sursaut de voir le malade sauter sur elle et la tuer pis après me tuer. Sacrament, faut décâlisser. C'est pas humain de rester ici de même. Elle a tellement l'ai d'avoir peur. Criss, pauvre elle. Pauvre elle. Et là, je regarde la porte à environ cinq mètres. C'est un marathon dans notre cas. Et je regarde Bo. Je veux pas qu'elle finisse ses jours ici. Pas entourée de plein de livre bin vivant pis de cadavres d'étudiants. Qu'est-ce qu'ils foutent les polices, esti?!

Je regarde la sortie, je regarde Bo, pis je regarde pas le gars qui a arrêté de gueuler derrière nous. Je le regarde juste pas. J'ai bin trop peur de voir un gun pointé vers nous. Et c'est là que je réfléchis une seconde. Même pas, un millième de seconde. De trop. De pas assez. Je sais pas. Mais, toujours penchée, jecours vers Bo à pas feutrés et je lui prends le poignet tellement fort que ça serait plus facile de séparer deux atomes que de nous séparer. Je lui dis en un souffle que je sais même pas si elle aurait comprit quoi que ce soit:

« On court le plus vite possible vers la sortie. »

Esti que c'est con comme idée, mais que j'ai l'impression qu'on a pas le choix. Pis j'ai l'impression d'avoir à m'occuper de Bo. Elle a besoin de quelque, c'est évident. Et je vois personne d'autre pour l'aider que moi. Personne pour deviner qu'elle est déficiente et qu'elle a autant la chienne, sinon plus, que toute nous réunis. Et je veux rien qui lui arrive, c'est clair. Alors je veux la sortir le plus vite possible de cette place là. Au plus sacrant.

Je la tire pis on cours comme j'ai jamais courut. Tellement vite. Pas assez vite. C'est plus de cinq mètres, peut-être j'ai mal calculé. C'est loin en esti. On arrive dans le cadre de la porte, on arrive, là. Je pousse la grosse porte. J'entends comme le débile gueuler derrière nous, mais j'ai pas le temps d'essayer de comprendre c'est quoi qu'il dit, mon cerveau a pas le temps d'interpréter, qu'il y a un coup de feu. Ma poitrine laisse échapper un cri pis le sursaut crispe mes jambes si nettement que je tombe par terre et j'entraîne Bo avec moi.

Pendant, genre, trois secondes, je suis immobile pis j'essaie de prendre conscience que je suis toujours vivante. La grosse porte se referme lentement derrière nous.

Je suis tellement plein de sueur pis essoufflée. Pis j'ai mal, j'ai crissement mal. J'ai mal partout. C'est mes muscles qui sont tellement contracté que c'est douloureux. Je me redresse difficilement et je regarde partout sur moi. Osti, on est correct.

Je regarde Bo. Elle bouge pas. Pis là, mon cœur il arrête de battre.

Je la regarde pis mes mains shakent en esti. Comme mes poumons. Pis mon ventre. Pis toute. Je me mets sur les genoux au dessus d'elle. Elle est sur le dos, pis on se regarde. Je vois qu'elle est encore en vie. Mais elle a pas juste peur. Je le vois qu'elle a pas juste peur. Là, j'ai comme dequoi qui me chatouille le genoux. Je regarde pis c'est liquide, pis c'est rouge. J'ai le réflexe complètement con de la retourner pour voir que son chandail dans le bas de son dos est toute mouillé. Mouillé en rouge. C'est du sang, criss, plein plein de sang.

« Bo, tabarnak... »

Comme si je la sermonnait. Mais c'est moi que je sermonne. Osti, qu'est-ce que j'ai fait? Je me relève pis je la prends dans mes bras. C'est vraiment difficile mais j'ai pas le choix. Je me force à me chier dessus s'il faut. Je la prends dans mes bras pis je cours vers la sortie. Le plus vite que je peux. J'ai pu de souffle. Je sais pas comment je fais pour être là. C'est l'adrénaline. Osti, Bo... Bo faut pas que tu crèves. Là je veux pas qu'elle meurt. Je veux pas qu'elle soit paralysé des jambes. Câliss... Câliss non pas elle. Je la regarde pas. Je regarde où c'est que je m'en vais pour pas me perdre ou je sais pas quoi. Je pense même pu au tueur.

« Bo, reste réveillée. Reste réveillée Bo, tu m'entends? Reste réveillée. Bo. Bo tu dors pas. Parle-moi. Reste réveillée. »

Je suis pas capable d'arrêter de dire ça pendant que je cours. Ça doit même pu ressembler à des phrases tellement je suis essoufflée. On arrive dans une cage d'escalier. Je suis pu capable. Y'a un silence de mort, aucune mouvement... Rien. Je couche Bo sur le sol pis je flatte son visage. Je sais pas quoi faire d'autre. Je flatte son visage comme une conne. Pis je tiens sa main. Esti que c'est pas ça qui va la faire tenir en vie. Son corps va crever s'il faut. Pas à cause de ma main qu'il va guérir.

Pis c'est moi qui l'a crissé comme ça. C'est à cause de moi qu'elle a reçu une balle dans le dos. On aurait dû resté caché. Esti qu'on aurait dû resté caché.


made by BoogyLou.





Celui qui se transforme en Bête


se délivre de la douleur d'être un homme


Nous étions tous en voyage quand un brouillard s'approche. C'est la forêt amère des doutes sans rémission. Cette damnée époque. Cet Âge de raisonnement. Un empire qui a engraissé, prêt pour le saignement. + JOHNSON + LELOUP + CURRY + BOOGYLOU.

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LE MEILLEUR RP DE TOUS LES TEMPS [violence]

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