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 la neuvième et l'ange du paradis

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I'm singin' in the rain...


Âge : 24
Emploi/études : Le vol et l'école buissonnière
Localisation : Sur la portée de Beethoven
À savoir : C'est un personnage violent, violeur de femme, raciste, etc. [Merci d'en prendre conscience et de ne pas s'en offusquer.]
Commentaires : « Oh! oh! oh! Si ce n’est pas ce gros sac tout poicreux de Billy Boy empoisonné ? Que racontes-tu, grosse outre pleine de mauvaises huiles à mauvaises frites, graillon puant ? Viens t’en prendre un dans les camouilles, s’il te reste des camouilles, frise d’eunuque en gélatine ! »
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MessageSujet: la neuvième et l'ange du paradis   Dim 1 Mar - 20:27

la neuvième

et l'ange du paradis



Il était de mon soucis que de m'équiper de ma plus grande chemise d'opéra afin d'aller lécher quelques vitrinettes de champs musical. C'est que, voyez-vous, mes frères, aujourd'hui était la journée tant attendue et tant chériée de mon calendrier à merveillances; Beethoven en son cercueil de vinyl était fin accosté à ce magasin trop banal pour les Dieux, sur le bord du fleuve à l'autre bout de l'île de pétronche. Ah! Comme le ciel et ses oisillons fêtaient avec mon être intérieur de ce moment qui allait déclencher une si pudique fin de semaine du moi de mars.

Alex marcha de son Laval en banlieue jusqu'au Vieux Port pour y retrouver son magasin qui n'avait plus aucun doute en son estime. N'importe quelle édition, plaquée de compositeurs de toutes les sortes, s'y trouvait à ses guises et ses humeurs. Il valait la peine de laisser traîner sa marche et sa cane de bois jusqu'à son entrée où, bien vite, la clochette de la porte vitrée annonçait l'entrée d'un client riche, puis la boucle en sortie d'un client qui portait un sac de plastique bourré d'un coffret précieux.

Il était près de seize heures le soir, et si le soleil se tâtait à se coucher sur les rives du St-Laurent, c'était par unique dédain pour ses déchets en profusion maladive. Malgré tout, le beau temps et le sourire léger de Alex gardaient un point commun fort: aucun deux n'était périssable, et chacun d'eux ne se souciait des désastres des bas fonds de l'île. Il n'y avait pas de quoi gâcher sa bonhommie quand l'on était maître de son monde, non?

Alex prit la route de la rive des eaux sales. Quelques minutes de marche encore, et il arriverait à l'authentique fin de la ville. Endroit précieux autant pour son quai désertique que pour sa proximité avec l'autobus 161 qui pourrait le conduire sans mal jusqu'au trajet de ses volontés, ou simplement jusqu'à chez lui. Douce mélopée des vagues timides, qui n'osaient interrompre les pensées de la scène, et le vent qui soufflait froid autour de lui. Rien d'autre comme bruit, sinon l'impertinence de ce crachat rustre:

« Hey. »

Le Alex qui se croyait seul sur le quai, entre les cargo, tourna le buste de son manteau mauve et souris en retour à cette bouche qui mastiquait vulgairement une gomme à mâcher sur des dents jaunis. À l'approche de ses flancs, quatre hommes en habit d'armée bien trop chic pour leur apparence non soignée s'approchaient. L'un d'eux avec un bâton de baseball dans la main. Les autres n'avaient que des poings américains à imaginer, et toute la gaillardise du monde dans l'estomac pour les utiliser. Et l'œil de Alex s'adonna aux étoiles, et son sourire prit l'espace de deux joues rougies par la glace de l'hiver.

« Que vois-je, que vois-je, que vois-je? Ne serait-ce pas Billy Boy et sa bande, en personne! Quelle surprise de voir les petits ânetons et leur graisseuse de cervelâche sans camouille! »

Les quatre qui était contre l'un sourirent grandement. Comme si on leur offrait une salutation des plus belles amitiés d'antan. L'air puait déjà la raideur de la violence à plein nez, ce qui n'était une surprise pour personne sur le quai. Ils ne dirent mot, évidemment, trop creux d'esprit pour avoir quelque chose de pertinent à dire, mais assez vif de songe pour savoir qu'il était donc mieux de ne rien laisser échapper. Alex, comme le plus confiant des homme, garda dos droit à leur venu, et sac contenant Beethoven bien à la main.

« Alors...? Votre abstention de grouinements m'est fort éloquent. Serait-ce votre séjour en voiture d'ambulance qui vous émeut tant? »

À faire des rimes, pour un peu plus d'effronterie. Les autres commencèrent à s'approcher et, poliment, le laissèrent terminer son dialogue avant de le tabasser:

« Billy Boy, espèce de gros tas de huile à moules graisseuse! Ce n'est pas très honorable que de s'en prendre au plus solitaire des rédemptariés. Dis-moi, Billy Boy, est-ce que ce serait une flagrantation de manque de camouille, ce petit cirque à quatre contre un? »

Et c'est ainsi, oh mes frères, que votre pauvre et seule Alex se retrouva roué de coups et de batailles de poings. Mais ne croyez pas que je m'en déplaise! Non, j'avais comme petite gratouille dans le golliwog, un petit feu-d'artifice de jouissance, à pouvoir, ne serait-ce, que réfléchir à une petite fête en leur honneur, une fois que moi et mes droogies mettrions la main sur ses michetonneux décrâné. Oh! Les coulis rubescentés du miroitant rouge de l'hémoglobine; toujours une aussi belle merveillance!

Alex les nargua le temps qu'il le fallait à leur sourire bêtement sans même protester des coups qu'on lui infligeait par dizaine. Bien sûre, il renvoyait les baffes par simple mesure de normes, parce qu'il était futile de penser abattre ce groupe contre lui. Déjà, son nez cassé et saignant lui donnait la preuve. Cela ne l'empêchait pas de lâcher quelques reines de rage aux tibias et genoux de ceux qui riaient et criaient comme des singes.


Ma tête cogna le gravier très très grisé et il y eut une acouphène assez... déplaisante contre mes oreillons. Et c'est alors que j'entendis, comme l'échos du paradis, dans le fond du rassoudok. Une fontaine de beauté, et une brise de foliacés. Des cordes qui chantoyaient et des vents qui dansaient à faire muet les badigoinces de mes mercenaires. C'était l'incomparable et le plus que perfection Ludwig Van Beethoven et sa royauté de partitions dans mon être. Comme si on avait fait naître l'opéra des Roi Enchanteurs juste pour moi. Alors je savais que j'étais entre de bonne bonne poignée.

Mais quand on croyait que tout était pour le mieux, dans ce foutoir de violence éperdue, il y eut comme un michonnage dans la chorégraphie. La main d'un des gorets de Billy Boy me vola, héhé, tout bonnement le sac de vinyle des mains. Vous devinez, mes frères, que j'en étais comme irrité dans le fond des neuroniques.


Le visage de Alex tourna au désastre, et sa bouche au sourire maintenant inversé beugla une douleur qu'aucun mortel ne saurait décrire. La boîte de carton renfermant un magnifique mouvement et reposant sur des écriteaux d'or vola sur le quai et alla atterrir sauvagement sur la neige, quelques mètres plus loin.

« NON! »

Hurla Alex qui commença à se débattre à cet instant même. Pas à se débattre autant qu'à tenter d'accourir vers son vinyle jeté vulgairement plus loin. Avec toutes les forces du monde, à se faire retenir par le collet comme un animal sauvage à qui on tient fermement la laisse. Si bien qu'il commença à en avoir des haut-le-cœurs et pensa définitivement vomir sur les pieds de Billy Boy et sa bande. Déchiré, dévasté, à se ruer dans la neige sans être capable d'avancer vers son précieux, simplement à glisser et se cogner contre le sol. Mains tendus vers la musique, et les hommes en vêtements d'armée qui l'empêcheraient de toucher son but, évidemment. Ils ricanaient encore plus, d'ailleurs.

Et comme pour le narguer, la musique dans sa tête était de mille merveilleux éclats.

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PUIS LA NEUVIÈME SYMPHONIE VINT À MON SECOURS.


Il y avait moi, c’est à dire Alex et mes trois droogies, c’est à dire Pete, Georgie et Dim. Nous étions installés au sous-sol du Clandestin à nous creuser le rassoudok pour savoir où passer la soirée. Nous, on en était au Drinkrom, ça vous affute l’esprit et sa vous met en train pour une bonne petite fête d’ultra violence. — made by boogylou


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Commentaires : Votre univers me semble si loin ô mon pauvre je suis là où tu ne pourras jamais m'atteindre. Tu cours après le temps mais il fuit comme l'eau qu'il t'es impossible de prendre dans la paume de tes mains. Moi, je suis au-dessus de cette réalité. Je suis au-dessus de tous ce que vous appeler le monde réel. Je suis tellement loin, tellement haute, essayez donc, vermine, de venir me chercher ! Avant de tenter votre périple, les flammes infernales célestes vous attendent pour brûler votre peau et votre coeur jusqu'à qu'ils ne restent que cendre et là, seulement là, votre renaissance pourra débuter. Si bien sûr, d'ici là, vous ne soyez pas déjà décédé.
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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Lun 2 Mar - 11:10

La neuvième

et l’ange du paradis





Le hasard fait bien des choses en ce bas monde. Par exemple, il fait intervenir les bonnes personnes aux bons moments mais le contraire est tout aussi vrai. Ceci dit, en cette soirée à l'aura voluptueuse qui provoque décadence, folie et violence, deux farouches adversaires se font la guerre. D'un côté, la Chance. De l'autre, la Malchance. Elles se battent brutalement à savoir qui déterminera le sort d'un pauvre sociopathe mélomane aux prises aux mêmes punitions qu'il accorde à ses malheureuses victimes. Il était évident que la loi de Murphy avait fait son office. Lors du transport d'un bien si précieux pour l'élégant délinquant, il y avait Billy Boy et sa bande de trolls qui étaient venus tout droit du trou à excrément dont ils se complaisaient à se rouler, à vivre dans leur crasse la plus dégoûtante, pour venir réclamer vengeance. Et alors que le créateur de mots ambulant criait « non » d'une détresse qu'on imagine rarement sortir d'un être aussi monstrueux que lui, Billy Boy savait déjà la suite des choses autant qu'il pouvait planifier, c'est-à-dire presque pas. Brute qu'il est, il frappa de ses sabots le vinyle jusqu'à qu'il en reste des miettes noires fracturées. Oh non ce n'était pas un beau jour pour Alex DeLarge, criminel notoire. Pourtant, la chance, dans son immense et inépuisable empathie, avait décidé de donner une fleur à ce pauvre diable pour réparer les torts causés par sa soeur la Malchance. Billy Boy en eut assez de frapper son ennemi juré à un moment. Il partit avec ses complices en quête d'une prostituée à abuser. C'est peu après qu'apparut la Petite Araignée...

Bérangère est défoncée. Ses pupilles sont énormes. Fou est celui ou celle qui voudrait lui affirmer haut et fort qu'elle est en ville, dans le plus normal des mondes, puis que son cerveau n'est que sous l'effet d'une drogue qui lui fait voir des réactions chimiques par-dessus réactions chimiques. En ce moment, elle nage en plein monde chaotique au sein de son absurdité. Les passants sont de sang alors qu'elle danse. À chaque pas, une flaque verte se pose. Enfantine, elle est particulièrement amusée par les couleurs qu'elle provoque par le contact de sa peau sur les objets inanimés. Il manque de violet par-ci ! Hop ! Le majeur fait l'affaire ! Nithingal se sent artiste, au-dessus de tout. Voyez-vous, le monde qui s'offre à elle est noir, sombre, peu éclairé. Toutefois, la Déesse des Dragons de l'Arc-en-ciel lui a donné le pouvoir de colorer cet enfer dissimulé. Camoufler car le petit peuple ne peut guère voir la misère où il vit. Cette Terre est sale ! Cette Terre est crade ! Cette Terre est maudite ! Pourtant, toujours selon la droguée, de puissantes divinités lui ont donné la chance de s'extirper de la vision que les sots appellent « la réalité » pour voir ce purgatoire géant tel qu'il est réellement : une immense boule d'obscurité anarchique où règne le Malsain. Devant cela, les divinités lui auraient donné la magie d'être en mesure d'y mettre des colorations à travers toute la cité pour que celle-ci soit moins laide, moins hideuse. Jusqu'à maintenant, Bérangère s'acquitte de sa tâche avec la plus grande joie et allégresse. Qu'importe que souffrance et douleur domine son environnement ! Elle peut le peinturer de ses doigts féeriques, elle s'en tape complètement que la corruption domine ! Du ciel elle voit la Nuit étoilée de Van Gogh lui sourire et elle lui rend la pareille. Qu'est-ce qu'elle se sent bien !

Une voix familière vient perturber le courant des fluides aériens de son œuvre imaginaire. Avec un automatisme perturbant venant d’elle, Bérangère marche tranquillement vers l’origine de la négation vociférée. Qui peut bien lui dire non ? Elle rend tout si merveilleux ! Alors où est le problème ? C’est ainsi qu’elle tombe sur la bande de Billy Boy et son malheureux Alex en train de se faire humilier comme il aime le faire durant ses fêtes d’ultraviolence. Dans sa noirceur, la Petite Araignée ne peinture plus et ne fait qu’observer la scène de son coin où, avec confiance, elle se sent invisible et inattaquable. Folle la guêpe, certes, mais celle-ci sait que si elle intervient, elle se fera probablement battre et violée sur place. Elle connaît ces voyous et ce n’est pas avec son petit couteau de poche qu’elle pourra vaincre tous ces morceaux de chair. Elle a suffisamment de jugeote pour savoir que si Alex la verrait servir d’objet sexuel à ces choses, il n’en serait que plus humilié et ce n’est pas ce qu’elle désire. Par conséquent, elle doit attendre. La drogue lui montre Billy Boy et ses comparses tels des excroissances viandeuses faites de tumeurs cancéreuses, de pustules et de déjections où on ne peut y extraire aucune beauté. Il n’y a rien de joli chez ces garçons, à un tel point que Bérangère réussit à passer au-delà de la grimace, de l’envie de dégobiller ou du simple dégoût : ils sont d’une immondice si prononcée qu’elle en reste de marbre.

La rougeur du sang est exacerbée. Ses yeux fixent intensément le liquide qui coule, envahi d'une lumière intérieure en plein contraste avec le malheur qui s'abat sur son tendre abattu. Il n'y a pas que l'hémoglobine qui est victime d'une luminosité inédite à l'intérieur de cette scène obscure : il y a également des parcelles de neige qui reflètent un éclat divin. Tout cela s'accentue alors que les masses de chair quittent la pièce théâtrale réelle. Il n'y a maintenant qu'Alex, par terre puisque les gorets l'y ont poussé violemment avant de le laisser libre de contempler la douleur qu'ils lui ont laissée. Il souffre des coups ? Physiquement, c'est certain. Mentalement ? Pas sûr. La Petite Araignée sait à quel point le violeur invétéré peut vivre une correction en gardant son arrogance et son sourire narquois, plein de fierté. Néanmoins, que dire de l'offense au génie que ces cochons ont exécuté ? Détruire la musique du mélomane est pire qu'un crime : c'est une aberration, même pour la psychotique affranchie depuis longtemps de la notion de crime, de Bien ou de Mal, depuis des siècles selon ses dires. Il était établi, au plus profond de leurs cervelles nuisibles et rongées de parasites, qu'on ne lève point la main sur certaines choses. Cela en faisait partie. Ceci dit, on n'en attend pas moins de Billy Boy.

Une distorsion temporelle s'installe insidieusement parmi l'horloge déréglée de Nithingal. Ce n'est qu'une perturbation parmi tant d'autres, dirons-nous, toutefois, à cause de cela, elle ne sait pas si elle est restée trente secondes, cinq minutes ou une heure à observer le mélomane qui doit bien se sentir mort de voir son précieux bien réduit à néant. Quoi qu'il en soit, il fut un temps où la rouquine est sortie de l'ombre et si vous lui demandiez quand, elle vous dira que maintenant, ce qui est tout sauf précis. Bérangère ne demande pas à Alex s'il va bien : il est clair qu'il ne va pas bien, pour elle. La demoiselle pense souvent que c'est ce qui la différencie des autres filles : de ne pas poser de questions stupides. Elle s'approche d'un relativement gros morceau de vinyle profané, puis le son de la musique classique violée lui pénètre les tympans. C'est triste à un point où seule la froideur peut être exprimée sur son visage. Un frisson parcourt sa peau, malgré son manteau.

« Je peux entendre la profanation de la mélodie résonner entre mes oreilles par les ouvertures causées par la barbarie de ces garçons. » marmonne-t-elle à voix basse. Finalement, elle tourne son regard vers la victime. « C'est moi. » dit-elle sans grande conviction. En regardant le jeune homme, elle a l'impression de percevoir les ténèbres de Montréal venir se rassembler en lui, se concentrer au même point. Elle jette un œil sur ses doigts, prêts à la peinture. Soudainement, une éloquence sacrée lui vient au bout des lèvres. Elle sait exactement quoi dire.

« Billy Boy et sa bande sont, sans aucun doute, partis vers les bas-fonds de mauvaises maisons closes, à donner leur semence à des péripatéticiennes bas de gamme évoquant le nullisimisme de leur existence. Et de bois pourris sont faits ces bestiaires à femme de joie : je le sais car nous connaissons tous les deux les goûts misérables de ses gorets. Désirerais-tu venir chercher réconfort auprès de mes pattes arachnoïdes ? Voudrais-tu partir, en ma compagnie, là où il le faut ? Où nous pourrons écouter du génial génialissime génie en dansant de nos corps qui ne demandent qu'à se faire enivrer par l'incessante et intuable mélodie d'artistes vraies ? Mon cher, ne sois pas triste, je t'en conjure ! Nous pourrons trouver joie là où il le faut, si tel est ton désir de vouloir quelqu'un à mener dans ta valse infernale ! Est-ce qu'une telle perspective pourrait consoler ton auguste personne ? Te faudra-t-il la douceur de mes touchers colorés ou une sanglante explosion de violence psychopathe ? Moi, Araignée, je t'offre ma disposition pour tenter vainement d'offrir quelque chose d'autre, surement n'est guère l'égal de ta perte, mais qui pourra en atténuer les effets. Et s'il faut l'éternité pour que cela se produise, alors, je ferai de cette soirée nocturne de pénombres, où les bipolaires viennent s'abreuver, une nuit éternelle destinée à te satisfaire. »

Ce monologue a pour final la rousse qui tend ses pattes d’insecte au son anarchique des restes de la virtuosité bafouée.

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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Ven 3 Avr - 17:07

la neuvième

et l'ange du paradis



C'était une torture inimaginable, ô mes frères, que de voir l'ignoble et idiot capitaine de Billy Boy découdre chacune des notes de la magnificience que jamais il ne serait en mesure de comprendre. Plein de miettes miroitantes qui avaient promis, pourtant, tellement d'extase et de transes orgasmatiques. On abattait l'Oiseau du Paradis et on en faisait un machin de steaki-steak tout déconfiture. C'était de la barbarie intellectuelle, et rien de moins. Et le clachouti de mon estomac qui commençait à me rouler sur les lèvres...

Alex vomit un beuglement incompréhensible. C'était de la douleur à l'état pure, mais celle qui vient du cœur, pas des coups de pieds dans son abdomen. Il tenta de se défaire encore, et encore. On tenait sa redingote mauve avec beaucoup trop de facilité. On aurait même put croire un chaton prise aux crocs de chiens délabrés, si l'on avait point connu les intentions de chacun. On riait. On le tabassait. Et lui, il tendait les mains au vide vers la compote de symphonie sans être capable de s'y rapprocher ne serait-ce que d'une poignée de centimètres. On s'amusait bien trop aux dépends de celui qui grimaçait et gémissait de cruauté humaine.

Billy Boy et sa bande le laissèrent assez amoché, saignant de par-ci et par-là, et galopèrent en couinant de rire comme un groupe de déficients à leur première sortie hors de l'asile. Alex gémissait toujours, et se redressa deux fois avant de savoir marcher vers son précieux détruit sans trébucher ou glisser dans l'engourdissement des ecchymoses. Et Alex prit le fixe sur la gravas de vynil. Sa tête tremblait. Ses mains tremblaient. Tout de lui tremblaient. Comme si on venait de tuer Beethoven en personne sous sa truffe impuissante. Il gagna la terre à genoux, comme dernière prière devant l'horreur en soi, et ramassa la pochette qui ne contenait que des larmes. Au moins, les portées à l'intérieur ne pouvaient pas être cassées, elles.

C'est à cet instant que j'ai comme entendu un petit ruisseau me sortir de la torpeur. Vous comprenez que votre pauvre narrateur, hélas, ne pouvait s'attendre à grand chose vu son lamentable état. Moi qui était raplapla eut tôt fait de trouver quelque chose de divin à mirir. Je levai mes yeux et là j'entendis Sa voix me parler. À moi. Ce n'était pas des badigoinces de soumka qui résonna dans mon golliwok, ni même le pathétique blabla intempérique des femmes de ça-va-ça-vient. C'était l'Ange qui parlait. L'Ange du Paradis. Les esquilles de l'Oiseau déchiré. Et les tambours se levèrent dans mon rassoudok, et virevoltèrent contre les trompettes et les timbales fanfaronistes en crescendo foudroyant. Quand elle parlait, c'était Son Ange qui parlait. Triomphe! Fantastique et glorieuse mélopée percuté par un feu d'artifice vocale! Comme si, enfin, j'étais guérit.

Pour tout dire, il la regardait le dos courbé et le menton levé comme un quêteur cherchant sympathie. Mais dans son œil, il y avait autant l'admiration que la certitude d'avoir trouvé la foi plus que mille hommes avant. Par dessus ses grelottements incessants, sa position distordue et le filet de bave rougis qui coulait en belle disgrâce de sa lèvre vibrant au rythme de sa carcasse.

Et ce qu'il pensa? Ce qu'il pensa: oui, Billy Boy et sa bande étaient partie pour des bassesse dégoûtantes. Oui, ils avaient une existence nullissime. Oui, il savait que ces gorets n'avaient rien d'autre que le cracha de leur cul comme seule pudique source d'inspiration. Oui, il voulait partir en la compagnie de l'Ange où il le fallait. Où il y aurait le génie. Le génialissime. Le génial. Oui, il voulait le touché de l'araignée, et la violence sans borne. Une consolation offerte, si doucement et tendrement, que tous les anges gardiens se suicidèrent à l'instant même: ils ne valaient plus rien.

Il se redressa d'un bond, sur deux pattes, n'essuya même pas la crasse de son menton et souris à pleine dents saignées. Alex souriait, le menton penché pour regarder l'Ange maintenant bien plus petite que lui. Définitivement roulée par une substance dont il n'avait rien à faire. Maintenant en pleine santé d'esprit, on lui avait donné le meilleur des toniques: des promesses de sang et de victoires.

« D'accord, va pour l'éternité, ma petite demoiselle – je veux dire, mon Ange. »

Car il n'y avait aucunement l'habitude de dépasser de telles politesses; DeLarge s'était reprit aussitôt. Avec la voix clinquante et scintillante d'un radieux levée du soleil. Et le jeune homme tendit son bras, comme le plus galant des servants misogynes. Souriant, toujours, et toujours et toujours, aussi gaiement qu'un pinçon chante, et aussi naturellement que le sang sort des plaies.

« Venez mirir le concert du Diable, ce soir! Ou qu'importe qui vous rassasiera le rassoudok! Les anges aux violons et les démons aux flûtes: c'est moi qui vous invite. »

Et il prit marche, l'Ange du Paradis au bras et les partitions sauvées à l'autre, vers ce qui était, visiblement, la fin de leur épopée au Vieux Port. Avec les feuilles froissées contre lui et le doigté de piano aux doigts, Alex se dit comme ça que le salle de spectacle du Musée des Beaux Arts devait être facile à franchir une fois un gardien de sécurité ou deux tabassés. Pour une fois qu'il n'avait pas sa canne, il l'aurait bien utilisée à sa juste valeurs cette journée-là. Plutôt, il changea son esprit et pencha sa tête pour dire à l'Ange à gauche:

« Vous savez, j'ouïsette la Neuvième quand vous éloquez. Vous connaissez bien la Neuvième? »

La voix rapide, toujours difficile à déchiffrer, comme n'importe quel voyou cachant des darses de secrets. Ces secrets que la jeune femme connaissait. Et comment? Les Anges savent tout...

Tant de beauté et tant de violence pour faire frémir chacun des poils de mon ploc rien qu'à écouter les fracas de timbales tomber en morceaux entre les bouches de cordes et vents ne laissant aucun répis à la merveillance des mouvements. La danse des trésors des Cieux.

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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Dim 26 Avr - 12:08

La neuvième

et l’ange du paradis



En réalité, ça lui peinait de voir son fier monstre des pires terreurs des amours dans un tel état. À ses yeux, Alex avait toujours cette posture cavalière, cet orgueil masculin qui faisait de lui une créature attirante et une force virile enivrante. Et là, que se présente-t-il à ses yeux ? Il est déchu et humilié. Ah, qu'est-ce qu'elle aimerait pouvoir invoquer les dieux sans pareils pour leur réclamer vengeance auprès de ces misérables, de ces gredins de mauvaises moeurs, de ces incapables de beauté ! Mais non ! Depuis le temps, Bérangère s'est fait oublié des divinités et celles-ci ne doivent plus la reconnaître... Néanmoins, elle a tant fait pour eux ! Ce que les puissances divines peuvent être ingrates quand elles le veulent et leur condition justifie leur arrogance : la rousse ne leur en veut pas. Cependant, elle aurait bien aimé pouvoir leur quémander un petit service là en ce moment à l'instant.

Nulle intervention de la providence ; son Alex des familles se redresse, brave lion qu'il est, et lui sourit d'un sourire éclatant d'hémoglobine pure à laquelle Bérangère sourit timidement en voyant sa joliesse : le sang des vainqueurs est d'une telle merveille, rien à voir avec cette purée dégoûtante qui aurait été expulsée de droite à gauche si justice avait été faite cette soirée. Va pour l'éternité ! Hourra ! Que de bonheur de lui lécher les blessures jusqu'à la fin des temps qui n'arrivera aucunement puisque c'est une éternelle nuit qui s'offre à leurs bras, jambes, têtes, yeux, oreilles et sexes ! Hourra !

« Parfait-mille ! » s'exclame-t-elle, enthousiaste sans y aller à l'excès.

Une fois son bras tendu, elle s'y accroche grâce à ses pattes et espère avoir secrété assez de gluantes substances à câlin pour que son lien soit si fort que si une nouvelle attaque de Billy Boy, ou pire de la méchante police, rien ne puisse la défaire de sa toile mentale et qu'elle puisse sauver Alex des griffes d'une éternité factice. Son sourire fait apparaître des soleils bleues derrière lui : ils sont hauts dans le ciel, là en train de l'observer avec chacun leur sourire respectif, leurs regards pleine de sublime bienveillance que seul des dieux de lumière peuvent égaler. Leur lumière invisible vient éclairer son visage et c'est à ce moment qu'elle sent que les Dieux ne l'ont pas oubliés finalement.

« Mes oreilles jouissent de votre invitation. »

Elle se laisse guider par son prince et suivra où il ira : misogyne comme il est, Bérangère sait instinctivement que les commandes des choses lui reviennent quasi-entièrement. Soumise ? À certains égards, oui. En a-t-elle conscience ? Pas réellement. Bien que cette relation puisse sembler scandaleuse à notre époque, pour les plus féministes, il faut savoir que mademoiselle Chopin (de son nom inventé) ne vit pas exactement dans le même monde de ceux qui pourraient être outrés donc quand bien même ceux-là essayeraient de la secouer pour cesser cet amour du 20ème siècle avec un violeur invétéré, elle ne comprendrait absolument rien et continuerait à vivre au centre de son univers où des concepts politiques peuvent tout bêtement être inexistants. Elle est affranchie des enjeux. Il n'y a qu'Alex, son cavalier de l'apocalypse, et elle, aventurière des mondes du haut. De la Neuvième, Winter Summer (de ses prénoms faux) sait quoi dire :

« Je connais la Neuvième flamboyante de Beethoven. Tristesse : je n'ai pu vivre ces notes virevoltantes en votre compagnie encore. Pas d'accords de vives sensations donc. Nous le ferons ce soir, n'est-ce pas ? Sous les musiques ? »

Pas une seule fois Bérangère n'a manqué d'aucun  sérieux dans ce qu'elle disait : ce qu'elle affirme, elle le pense plus que jamais. Un sourire serein et apaisé se dessine sur son visage. Angélique.

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MessageSujet:    Sam 6 Juin - 12:18

la neuvième

et l'ange du paradis



Splendeur et splendosité faite de chaire. Moi-même n'aurais su prédire d'aussi artifiçants chants pour accompagner mes désirs. Surprisante mélodies de paroles arachnoïdes qui lui sciait à merveillosité jusqu'à la pointe des griffettes. Le goût du rouge parfait goûlinait dans mon sourire plus grand qu'un feu de colère. Diseuse de belles poésies allait miroiter d'un sombre sans égalitaire. J'en était à l'Ange et ses caprices étincelants.

« Sous les musiques et sous les étoiles, mademoiselle-ma-sœur. Cette nuit. Cette noche. C'est donc un caletage sur un contrat de délictation. »

Bras contre sa poitrine débattante d'idées ingénieuses, c'était évident que Alex aurait l'envie et la bouffissure du cœur de faire jouir les oreilles de la maniaque sans défaut des milliers de fois toujours et encore. Si bien qu'il la tira avec lui vers le menu qui roulait le plus sur sa langue: ces souillures de mondains qui crachaient sur le beau et le divin que l'on avait jadis créé avec d'aussi grandes fiertés que celle du couple mettant pas dans la neige collante. Aussi collante que l'entre-dents juteux de caillots du sourire incessant et sans paresse.

Jusqu'à la nuit tombée du soleil, nous marchâmes concomitant vers la poisse des harmonies actuelles, comme les tourtereaux de sérum sanguin que nous jouions à être. Un Rialto encrassolinant de piaf-piaf et tintamarde de maculés musicaux. Une honte au régime risible des compositeurs des aujourd'huis. Un borborygme déplaisant chahutait du creux de mon petit estomac alléché. Et les lumières grossières éclatant les globes dans la noireté des cieux me picotait le rassoudok à m'en distiller la cervelle.  

Il claqua ses dents serrées comme des étranglements et mis à feu et à sang, du regard, la salle de spectacle fermée de lundi et d'un stupide hommage sonore à Roublev. Si fortement qu'il s'en raidissait les joues de rage. Un bruit fin, comme l'éructation de ce dédain propre et sale, sur les faïences contemporaines gâcheuses de cette culture en décomposition. Des snobinards envahissant et trop cons pour comprendre la masturbation qu'ils se font endurer. Leurs pensée si incongrue et si déplaisante qu'on l'appellerait « le diamant fermenté ». Rien de parfait à l'idée d'humilier la musique en sa coutume. Sa main serra le manche de sa canne fortement, et il la déposa tout bonnement sur son épaule.

« Voilà, voilà! et si on plantait pagaille dans leur précieux fumier à écervelacés? Qu'en dis-tu, hein, mon Ange? »

Reprise du sourire et les yeux posés sur celle qui l'accompagnait et qu'il serrait sans douceur. L'agressivité qui bouillait dans le sang, et la neuvième qui fredonnait contre sa tête. Alex leva le menton et traîna Bérangère pas à pas dans une ruelle vidé de vie au flanc de l'immeuble magnifique à la substance grossière. La porte arrière était, sans plus d'effet, barrée jusqu'à l'os. Alors là il laissa l'Ange sur sa blanche coloré et son tapis d'espoir, puis alla cogner comme un démené infernal sur le métal mat de l'entrée que l'on pensait sans doute inconnu du public. Et si la ruelle était désertique, sa poitrine, elle, était luxuriante de mauvaises intentions.

Après d'interminables marteaux, on vint enfin leur ouvrir. Il s'agissait d'une femme, vieille et taillée par la griffe des moins modestes et des plus riches des couturiers.

« Qu'est-ce qu'il y a?! Nos bureaux sont fermés à cet heure. Je vous demanderais d- »

Alex, qui n'avait pas envie d'ouïr les plus cuvés des dialogues, poussa fortement la femme sur le dos d'un élan de canne vient centré sur son sternum en poussière. Elle cria et gémit, comme la douleur et la frayeur font bien leur cours, puis Alex lui rangea quelques coups de pieds dans les côtes avant de taire la trop bruyante mégère de quelque chose de fortement bien placé derrière sa tête. Elle ne parla plus et ne bougea plus, et l'heureuse conviction d'avoir pu laisser l'Ange prendre sa suite lui redressa les épaules en un rien de seconde. Il sautilla devant elle, question de se mettre à sa hauteur, et s'exclama:

« Et voilà, mon Ange! Votre Palais des Bonheurs est maintenant perméable et tout douilletteux! »

Les coulisses étaient un labyrinthe noir où jaillissait des œuvres de cauchemars cachées à chaque tournant. Des outils et des décors de pièces, parfois gâchantes, parfois sensationnelles. Ils arrivèrent sur scène, après mille et un détours, et firent face à un vieil homme en complet veston cravache, soumis à la terreur de l'idiocratie des bienséances mondaines. Sûrement un compagnon de travail alerté par les bêlements de Madame. Alex lui fit débouler les marches qu'il montait à vitesse effarante pour les arrêter d'une quelconque fausse bonne idée faramineuse. Une fois par terre, quelques coups de cannes suffirent à le calmer afin de lui nouer les poings de sa propre cravate et de lui taire la bouche d'un chiffon de poche bien enfoncé dans la gorge. À le faire s'étouffer et pleurer de nature. Le tout fut bien plus rapide et méthodique qu'on pourrait l'imaginer.

C'est ainsi que le monde était à nous. Charmantelle petite Ange qui grandirait parmi les plus brillantes étoiles de la pluie des astres. Et l'échos sur les parois magistralesques apparut, à en devenir une montagne céleste de gammes enchanteresses. J'admirai les quatre coins de ce château de notes en découvrant la neuvième virevolter contre nous dans l'effervescence du paradis sur terre.  

« L'entends-tu, ma petite Ange? L'entends-tu, c'est la neuvième qui chante pour nous! »

S'exclama-t-il en gamin fasciné. Juste devant les instruments immobiles et solitaires par milliers, sur la scène aux éclats muets.

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Il y avait moi, c’est à dire Alex et mes trois droogies, c’est à dire Pete, Georgie et Dim. Nous étions installés au sous-sol du Clandestin à nous creuser le rassoudok pour savoir où passer la soirée. Nous, on en était au Drinkrom, ça vous affute l’esprit et sa vous met en train pour une bonne petite fête d’ultra violence. — made by boogylou


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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Mer 24 Juin - 19:05

La neuvième

et l’ange du paradis



Ainsi, sur ces folles paroles, s’amorce définitivement la soirée de pures choses qu’on se délecte avec amertume pour les plus vertueux et avec vices pour ceux et celles qui n’ont pas peur de voir s’étendre sur leur cœur les tentacules épineux de la corruption. En ce qui concerne Bérangère, elle est contente (que c’est surprenant) que son cavalier infernal décide tout de même de l’emmener malgré sa dramatique humiliation devant ces imbéciles. Alors qu’elle avance vers le prochain lieu d’aventures, les visions délirantes de notre droguée deviennent subtilement plus lumineuses comme un bon matin qui se lève suite à une longue nuit. Elle arrive presque à sentir la brise fraîche, le son des vagues frappant la côte et tout de suite le bleu devient la coloration la plus en vogue par ses yeux infidèles. La demoiselle expire, satisfaite.

Néanmoins, elle n’en est pas moins pleine d’illusion sur la situation, enfin pas plus que d’habitude en fait. Ce regard rempli de haine dévastatrice des plus fragiles cocons de chenille, elle le remarque pleinement malgré les éclaboussures apaisantes des dauphins plongeants à l’intérieur des égouts sans souillures. Elle ne peut que comprendre son gentleman misogyne : des portes lui sont fermées et il n’aime pas ça. Qui aime ça ? Par exemple, Bérangère n’apprécie guère non plus qu’un ascenseur se ferme juste alors qu’elle fait son arrivée ou que, un autre exemple du genre, une porte soit verrouillée tandis qu'elle, sa volonté opposée, désire entrer à l’intérieur. De grands malheurs que voilà, surtout que la seule option des hommes possible serait un homme à Rouvlevovlev quelque chose. La rouquine se dit que si Alex ne veut pas le voir, c’est qu’il ne doit pas être un bon musicien un point c’est tout. Au mot pagaille, la gamine insupportable vivant en elle se raidit d’attention.

« Pagaille-Pagaille sous les musiques ! Comme un protago-fantasia de Disney-monde ! À l'assaut ! », déclare-t-elle d'un ton impérieux, en levant la tête et montrant le visage d'une fière divinité prête à abattre sa colère sur l'univers.

Ensuite, contrairement à l'attitude mythique qu'elle projetait il y a quelques secondes, elle se laisse traîner par le bras telle une suiveuse inconditionnelle (ce qu'elle est à bien des égards). D'un point de vue extérieur, la jeune fille pourrait sembler tout à fait bizarre avec son langage étrange, sa tête devenue couronnée mixée à la petite peste faisant surface, sans oublier sa fidélité pratiquement indestructible, faisant trembler les vents et les marées, pour ce criminel odieux à la canne. Les coups contre la porte rugissent, puis une vieille dame des familles apparaît. Pauvre ridée, elle ne s'attendait certainement pas à ce qu'on vienne aussi violemment l'agresser tandis qu'elle travaillait chez les arts : chose qu'elle a fait depuis de nombreuses années. Telle la plus muette des complices, Bérangère observe cette bastonnade sans piper mots en imaginant des lions la projeter de droite à gauche avec la grâce malsaine de la valse des prédateurs. Comme charmée par cette violence gratuite qui, des mains d'Alex, lui font l'effet d'une délicate attention romantique, la rousse gambade presque en piétinant la victime. Où est la dignité humaine ? Nulle part on dirait bien.

Des dédales, le cerveau de la demoiselle l'a passé comme si ce n'était qu'une seconde où plusieurs images semblant tout droit sorti d'un rêve s'évapore sans qu'elle s'en rende compte. Sur la magnifique scène, il reste un gêneur rapidement maîtrisé d'une manière ne dégageant pas plus de respect que pour Madame et cette fois-ci, Nithingal se montre moins passive et envoie la semelle de ses chaussures rencontrer le visage du pauvre asphyxié, cherchant à enfoncer sa jambe on-ne-sait-où en pensant certainement que la puissance d'un coup de pied pourrait le pénétrer dans le but de le faire taire plus rapidement. Suite à cinq pulsions, elle stoppe. La dernière image qu'elle aura vue de ce monsieur qu'elle ne connaissait guère c'était ce visage sali et bleu. Suite à cela, elle n'y porte plus aucune attention. Il n'avait jamais existé. Les yeux de la psychotique se remplissent d'étoiles, surement au fin fond de ses pupilles dilatées formant deux univers de chaos distincts à elles seules, quand le batteur à la canne lui parle de cette neuvième qui chante pour eux.

« Regarde-moi toutes ces mécaniques de merveille ! La métallurgie des Dieux grecs-romains-sveltes sans aucun doute ! D’or et d’or, tout ceci accompagné du chef d’œuvre de Beethoven et me voilà prête pour une autre éternité à fulgurer. »

Elle ne sait pas pour Alex mais quant à elle, elle entend bel et bien une musique chantonner, lointaine mais audible, qui vient vrombir un maximum entre les parois de ses deux oreilles.

« Et donc nous en sommes ! Ici, là et par-là bas. De ces choses… Ce serait un temps parfait-million pour faire de ces choses, ne penses-tu guère ? »

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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Jeu 23 Juil - 21:02

la neuvième

et l'ange du paradis



Et ma petite Ange du Paradis qui s'éclabousse et s'engorgette du sang des clafoutis d'ecchymoses et bastonnade! Quelle merveille et quelle splendosité! Ses rafistolages de petits coups de pieds virtuoses en clochette sont une atrocité gargantuesque! Et les violons, et les tambours cognent leur quintessence musicalesque dans un organe de puissance feudroyante! Des explosions et des bombardements de symphonies triomphantes qui jaillissent autour de nous dans les échos électrisants des alcôves creusé de cœur du théâtre uniquement nôtre!

Une jouissance hystérique qui s'animait dans son torse et dans son ventre, à en fendre toute la raison. Alex se mis à trembler, puis à goûter l'écume de la fièvre sur sa langue embavée de fébrilité. La musique venait à ses oreilles, aussi distinctement que celle des haut-parleurs monumentales de sa petite chambre à dormir. Les fantômes s'étaient éveillés et jouait à s'en fendre l'âme contre ces instruments morts et rayonnants, à asperger les murs, les toits et les oreilles d'une bruyante symphonie divine. C'est gorgé de spasme de vivre, sous la tutelle auditive du plus Grand des plus Grands, que Alex alla retrouver Bérangère, dont il ne savait toujours pas le patronyme, pour lui chanter l'hymne au parfait. Il écarta les bras, dans un fier sourire encore dilué de rouge et de douleur, qu'il montra son nouveau royaume à son Ange du Paradis.

« Vois, mon Ange! Vois et entends la merveillante euphonie qui se débabille juste pour nous! »

J'avais hurlé, pour couvrir le tintamarre des malstrom de violons devenus fous de plaisir. Ceux que j'entendais toujours aussi distinct, et clair. Clair comme un lac de montagne. Comme un ciel d'azur au mois de mai!

Alex s'empiffra de rire mesquin, comme un enfant sauvage, et sauta, courut, jongla de sa canne jusqu'à une caisse claire non loin de là. Il la tâta sans douceur du bout de sa baguette à chef d'orchestre.

Il en va de soi que j'avais une haine assez... vorace envers les encrasseuses mondainitudes des concerts actuels. Plutôt du sublime Ludwig Van Beethoven ou de notre bon vieux Wagner, les musiciens et leurs concerts s'entêtaient à des sauvageries grotesques et dépourvu de talent. Le moderne et le contemporain était l'isochrone d'une insulte et d'une honte à nos compositeurs adorés. À de vilaines reprises j'avais songé égorger puis émietter chacun des pictorins s'acharnant sur leur cahutage à faire grincer les oreilles de Lucifer. L'Ange du Paradis m'avait guidé jusqu'à ces vomissures de borborygmes sans vie pour une raison : celle-ci étant qu'il fallait faire un peu de ménage, Ô mes frères!
Et il défonça la caisse claire d'une coup de bâton bien centré sur sa peau animale. Tout en s'esclaffant de contentement et de fureur. Quelque chose comme un rire qui avait de la rancoeure à dégobiller. Une fois qu'elle fut bien trouée et dépecée, Alex lui donna un coup de bien et l'instrument roula jusqu'à la scène pour y en dégringoler lourdement.

« Tiens et tiens! Ça leur apprendra à nous huiler de mauvaise graisse les oreilles et les cerveaux dans leurs amanchures de stupidiles pour compotage de golliwog! La régressitude est un petit poids pourris et nous l'écrabouillons avec les fouets du Grand Ludwig Van! À mort Serge Garant! À mort Bruce Mather! À mort Pierre Mercure! »

Il se tourna vers Bérangère pour éructer un rire toujours aussi aiguë et jeune de maturité pour ensuite percuter une contrebasse de son arme meurtrière. Il la poignarda et son corps éclata en dix mille morceaux. Ensuite, il la tua de coups maudits au rythme des timbales qui faisaient l'écho des Dieux dans sa tête. Il se délecta de réduire la contrebasse en poussière, puis gambada fièrement à un tuba pour le cabosser de tous les airs possible. Et il le fit taire pour toujours.

Ce fut au tour de la harpe qui traînait comme une prostituée faible sur le coin de la scène. Il arracha les cordes et ramollit sa colonne. Les clameurs fusaient des flûtes et harmonies dans sa caboche. Il s'en lichait les babines et en suait l'indomptable fièvre que de détruire ce conservatoire à musique avant-gardiste insultante et ignoble de par le cœur même. Et le chant des sirènes, au loin, serait un arrêt mental d'une heure à l'autre.

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MessageSujet: Re: la neuvième et l'ange du paradis   Lun 2 Nov - 13:19

La neuvième

et l’ange du paradis



Évidemment, Alex saute au-dessus de ses paroles en y superposant les siennes. Ses mots se taisent alors qu'elle laisse le jeune lion parler plus fort que nécessaire à la salle intégralement vide de présence hostile si ce n'est que la modernité du classique pour le conservatisme musicale, pour le moins véhément, du puritain. À Bérangère, il ne reste qu'un « Mon Ange » accompagné de mots sorties tout droit des tréfonds d'un français altéré pour l'enchanter avant que son cavalier décide de montrer l'un de ses nombreux talents, à savoir : le vandalisme.

La rouquine ne bouge pas d'un millimètre alors que l'autre se pavane, semble-t-il, de fureur ô combien ridicule pour les honnêtes gens mais tellement effrayante si on ose ne serait-ce que croiser le regard de cet être mesquin aux attentes capricieuses. En ce qui concerne mademoiselle, elle déglutit nerveusement en voyant son compagnon se déchaîner ainsi (chose ironique étant donné la froideur avec laquelle elle accueille les agressions d'Alex) mais ne perd pas son sang-froid. Elle s'avance, pimpante et silencieuse. Le vandale crache sa haine contre de mauvais compositeurs : enfin, ils devaient surement n'être que des sales plumitifs à oreilles s'ils réussissent à mettre son prince de Machiavel dans un état de colère aussi monstrueusement parfait ! Eh oui, à mort ces compositeurs de seconde zone, ces usurpateurs d'excellence !

« À mort ! Eh oui, à mort ! Et puis Serge ! Pourquoi pas Furonclite comme prénom de compositeurs tant qu'à faire ? Abjecte ! »

À dire vrai Bérangère ne connaît même pas ce Serge Garant et elle ne veut rien savoir de cet homme : Alex n'aime pas sa musique alors elle non plus et s'il devait se faire écraser sous la botte noire et infernale de cet humble criminel malin alors ainsi soit-il, elle l'encouragera ! En véritable partisane soumise, elle observe la scène depuis les premiers sièges en restant assise et posant ses pupilles dilatées sur les moindres actions de l'acteur principal du théâtre. Oh elle eût une petite frousse au départ mais la voilà plutôt accommoder dans l'instant d'autant plus que la drogue lui donne une humeur joyeuse malgré toutes les immondices autour d'elle. Puis, n'a-t-elle pas proposé, en toute simplicité, à son cavalier qu'elle l'accompagnerait durant toute une éternité pour qu'il puisse laver de fond en comble les souillures d'humiliation que Billy Boy et sa bande ont laissés sur son magnifique égo ? Il continue de rosser la musique avec style tandis qu'elle applaudit en sautillant. Nithingal est probablement réduite au même âge mental que son bien-aimé à ce moment même car entre la maturité retardataire d'Alex et les manières de la rousse, on se serait cru dans la garderie du Diable. Et pourtant nos deux protagonistes n'inspirent guère l'innocence, si ce n'est dans leur attitude immédiate ! Les éclats de destruction scintillent comme des lumières de Noël aux yeux de la mangeuse d'hallucinations.

La musique imaginaire prend une tournure d'alarme. Les portes de l'auditorium s'ouvrent abruptement pour laisser apparaître deux hommes à l'allure fort banal et une dame. La femme lâche un appel à Dieu lorsqu'elle aperçoit les instruments taillés en charpie par ces deux jeunes brutes avides de violence. L'un des homme gueule un hey sonore qui dresse les antennes invisibles de Bérangère. Elle regarde Alex comme pour demander quoi faire. Elle s'exclame :

« Milles suplices et damnations ! Éclairs, nuages noirs et rire maléfique ! Aaah... »


Les dires d'Alex les ont peut-être attirés ou est-ce le fracas des instruments en pleine démolition constructive qui a vendu la mèche. Qu'importe, les ailes de la rouquine ne demandent qu'à s'envoler et dire au revoir en allemand à ces enmerdeurs-gâcheurs d'éternité sublime. Avec son cavalier sous son aile, bien entendu. Les substances lui donnent un léger tournis et des visions aussi étranges que colorés mais ce n'est pas important. Il faut agir et vite ! Le chemin par lequel ils sont passés tend ses bras, toutefois, elle tend timidement les siens au démon des symphonies à la place en espérant qu'il soit suffisamment raisonnable pour prendre une bonne fuite lâche des familles si commune aux voyous dont le duo fait fièrement partie.


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