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 Histoire de racaille [RP Libre]

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L'Étrangère


Emploi/études : Secrétaire pour une maison d'édition et correctrice
Localisation : Je ne sais plus
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MessageSujet: Histoire de racaille [RP Libre]   Mar 3 Mar - 11:18

Histoire de racaille…

RP libre



J’avais envie d’y être et j’y suis. J’avais eu vent de l’existence de ce haut lieu de débauche qu’est le club clandestin de la rue Sainte-Catherine. Comment ? Je ne sais plus. Il me vient en tête qu’une conversation qui me semble lointaine, abstraite, une adresse et un mot de passe absurde. Je ne sais plus qui m’a mis la puce à l’oreille mais je pense que je devrais le remercier si, un jour, je le retrouve et que le son de sa voix m’aide à l’identifier. Je dirais que c’est un homme, probablement dans la trentaine. Enfin, qu’importe : j’y suis.

Ce qui est bien avec ce genre d'endroits, c'est qu'il n'y a presque aucune limite. Certes, il y a les caïds du lieu qui s'assurent qu'on n'incendie pas leur entreprise, que les policiers n'y voient que du feu et que, par-dessus tout, on les paie. Mis à part cela, il y a une liberté plus grande qu'au sein des bars légaux. Par exemple, on peut fumer à gogo et la drogue n'a guère besoin d'être dissimulé. Après, si j'étais les jeunes garçons, au coin, je ferais tout de même attention. D'un coup que les flics fassent une descente, ils auront à expliquer ce qu'ils font avec autant d'herbe. Toutefois, ce n'est pas mon problème.

Je ne suis pas venu en portant un masque, comme certaines personnes. Je n'aime pas les masques, surtout lorsque je sors. Je sais parfaitement que ce n'est pas prudent car, par exemple, quelqu'un que je pourrais connaître ou qui me connaît moi mais auquel j'ai oublié son existence pourrait m'apercevoir et enquêter. Alors, là, j'aurais des difficultés. Toutefois, la prise de risque n'est pas un concept nouveau pour moi et j'assume parfaitement que je puisse avoir de mauvaises rencontres. Surtout dans ce haut lieu de criminalité.

Je m'assois sur un petit tabouret à la partie supérieure rouge et pose mon coude droit contre le comptoir en jetant un bref regard sur les bouteilles. Il y a-t-il de l'alcool de contrebande ? Faites illégalement maison ? Ça ne m'étonnerait pas. En fait, ça rendrait l'aspect gangster de cet endroit encore plus prononcé et ça, c'est une perspective plaisante. Il me vient en tête des scènes de film ayant pour thème la prohibition. Des policiers qui entrent et fracassent tout avec leur matraque, les gens qui courent, les mafieux qui s'enrichissent... J'aime me souvenir de brefs moments d'expérience cinématographique. Malheureusement, je n'associe ces moments à aucun personnage, aucune histoire. Elles sont réduites à leur forme la plus simple : celle d'une scène.

Je choisis une marque d'alcool quelconque. Je ne ressens pas l'envie de boire. Je ne veux pas qu'on m'offre de verre. Je suis un peu méfiante. Si je dois m'empoisonner le cerveau à coup de substances dévastatrices, autant que je choisisse mon poison et que je puisse en jouir car j'en avais envie et non parce qu'on m'a imposé une drogue dans une coupe. Bref, je reçois un verre que je sirote tranquillement. Bien que je ne voulusse pas me faire offrir une boisson, j'ai envie qu'on me fasse la conversation. J'attends qu'on vienne à moi. Je croise mon regard une fois ou deux avec des gens. Je ne les dévisage pas. Je ne fais pas l'allumeuse. Je n'ai pas un agressif. Je n'ai pas l'air faible non plus, je dirais. Je veux juste entrer en contact. Avoir des contacts. Je ne suis pas venue ici pour rester là à ne rien faire sur mon tabouret et passer ma soirée telle une alcoolique solitaire. Certes, je n'ai pas les mêmes vêtements provocants que cette jeune fille là-bas (par ailleurs, je me demande si elle est majeure). Cependant, je ne pense pas être repoussante. Comment le saurais-je ? Je ne me suis pas regardé dans le miroir avant de venir. En fait, je n'ai pas le souvenir de m'être habillé. Je sais seulement que j'ai des vêtements sur moi : sobres, pratiques et de couleurs foncées. J'attends toujours qu'une occasion intéressante vienne animer ma soirée.


made by BoogyLou.



Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l'air danse comme un flambeau.


Que dirais-tu ce soir, pauvre âme solitaire, Charles Baudelaire
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